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tendinite hanche

Dès son séjour à la maternité, tout nouveau-né fait l'objet de deux examens pédiatriques. Puis, tous les mois, il est revu par un généraliste ou pédiatre. A chaque fois, ses hanches sont examinées pour détecter une éventuelle instabilité. Malheureusement, le diagnostic reste difficile dans deux tiers des cas. Lorsque le spécialiste a une présomption de hanche instable ou lorsqu'il existe des antécédents familiaux, il peut s'aider d'examens complémentaires comme l'échographie (avant l'âge de 3 mois) et la radiographie (à partir de 4 mois).

 

Certains enfants sont porteurs potentiels d'une hanche instable : ceux nés par le siège (3 % des naissances), ceux qui ont subi une version tardive (on a tenté par des manipulations externes de provoquer un repositionnement du bébé tête en bas, pour éviter un accouchement par le siège), les bébés avec un torticolis congénital ou présentant des anomalies du genou. Le sexe est également un facteur de risque. On compte, en effet, environ six filles concernées pour un garçon, en raison de la plus grande souplesse des articulations féminines. Enfin, tout ce qui limite les mouvements du futur bébé dans le ventre maternel est susceptible d'induire une malposition des jambes et par voie de conséquence une luxation : une grossesse multiple, le manque de liquide amniotique et la primiparité (une femme qui attend un premier bébé possède un utérus plus tonique, donc plus rétréci).
Les vrais signes d'une luxation de la hanche.
A l'examen, la tête du fémur sort de sa cavité, accompagnée d'un mouvement de ressaut. Cela n'est pas douloureux, simplement désagréable. Les premiers mois, un bébé est tonique. Souvent, il se contracte trop et ses genoux restent très rapprochés. Si le spécialiste écarte les cuisses du bébé, il rencontre une résistance gênante pour un bon diagnostic. L'idéal est de l'ausculter lorsqu'il est le plus détendu possible, par exemple près de sa maman, en train de téter le biberon ou le sein.

Traitement.

La plupart des luxations sont dites réductibles. Il suffit de remboîter le fémur dans sa cavité et de langer l'enfant en maintenant la jambe en abduction à l'aide de culotte, de harnais et d'attelles, pour un bon écartement des cuisses. Dans 98 % des cas, ce traitement conduira à une guérison définitive en quelques mois. Parfois des tractions mécaniques sont nécessaires (le médecin tire la jambe, d'abord dans son axe, puis peu à peu il écarte). Une fois la luxation résorbée, quelques mois de plâtre sont obligatoires pour une totale guérison. Dans les rares cas où la luxation est difficile à réduire, une intervention chirurgicale sera nécessaire, souvent après l'âge d'1 an.

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