 |
Les peintures décoratives sont plus que dans l'air du temps. Aspect stucco, patine, plâtre ciré, bois, pierre,... prennent vie grâce à des systèmes constitués de plusieurs couches : primaire, finition, et éventuellement vernis protecteur. Une application à l'aide d'un rouleau, d'un spalter, d'un chiffon, d'un papier, d'une éponge ou d'un gant permet d'obtenir des effets personnalisés en fonction du "coup de main" du peintre.
Certains produits sont plus faciles à étaler que d'autres, notamment ceux qui contiennent des additifs allongeant le temps d'application. La forte épaisseur et la texture de certains revêtements décoratifs autorisent une pose sur des fonds présentant de légers défauts de surface. Autrement dit, la préparation des fonds est simplifiée.
Avant de choisir une peinture il faut penser au support et à la destination du produit. La plupart des marques proposent aujourd'hui des solutions pour toutes les utilisations. Pour faire le bon choix, il convient de connaître les spécificités des différentes compositions.
Une peinture est une matière plus ou moins fluide, opaque, que l'on applique sur un support sous la forme de film mince, qui durcit en séchant, pour former un feuil pelliculaire. Les principaux constituants d'une peinture sont :
Le liant : substance fluide (huile siccative) ou solide (gomme ou résine).
Le solvant : liquide volatile qui dilue ou dissout le liant.
Les pigments, poudres très fines d'oxydes minéraux (titane, zinc, chrome...) ou de synthèse qui donnent sa couleur à la peinture.
À ces trois composants principaux, viennent s'ajouter des plastifiants (qui améliorent la souplesse du feuil), des charges inertes (talc, poudre de silice, de marbre...) qui, en épaississant la peinture, la rendent plus couvrante, des siccatifs (huile de lin, glycérine) qui réduisent le temps de séchage de la peinture "à l'huile", des antioxydants qui sont des retardateurs du durcissement des liants, sous l'effet de la lumière ou de la chaleur.
Le liant est une résine acrylique qui utilise l'eau comme solvant (d'où leurs autres noms "peintures à l'eau" ou en "émulsion"). Ces peintures qui respectent, en grande partie, l'environnement disposent de nombreux avantages : Elles sèchent très vite : deux couches sont possibles dans une journée. Elles offrent une bonne résistance aux intempéries (ne jaunissent pas avec le temps), aux fissures et craquelures.
Elles sont pratiquement inodores, mais il vaut mieux ouvrir les fenêtres lorsqu'on les utilise. Elles facilitent le nettoyage des outils qui se fait sous l'eau.
Fluides, les acryliques proposent aussi des finitions brillantes.
Les glycérophtaliques sont à base d'huile de lin et de glycérine. La plupart utilisent aujourd'hui des alkydes comme liant. Ces fameuses "peintures à l'huile" sont plus épaisses et plus délicates à étaler que les acryliques, mais, en séchant, le film qu'elles laissent est plus solide, plus résistant à l'humidité, à l'abrasion et aux détergents domestiques, ce qui les prédestine aux pièces humides comme la salle de bains et la cuisine. En phase solvant pétrolier, les Glycéros se diluent avec du white spirit (ou un autre diluant s'il est préconisé par le fabricant). Elles ont un bon pouvoir couvrant (surface couverte en une seule passe), sèchent plus lentement, ce qui n'autorise pas deux passes dans la même journée. Inconvénients : odeur et nettoyage des outils (white spirit).
En phase aqueuse, elles reprennent les qualités des acryliques.
La norme NF Environnement garantit les performances des peintures en émulsion et certifie la limitation des impacts sur l'environnement au cours de leur fabrication et du fait de leur composition. Une donnée concernant l'hygiène et la santé est mise en avant depuis peu, létaux de rejet de Composés Organiques Volatiles (COV) dont l'impact sur l'environnement et les effets éventuels sur la santé causent des inquiétudes. Les COV, présents dans les peintures, sont émis pendant le séchage et continuent d'être rejetés dans l'atmosphère après application. La norme NF fixe le taux maximum de rejet à 100 g/litre pour les peintures d'aspect mat, et 200 g/litre pour les aspects satiné et brillant. Un critère qui joue en faveur des peintures à l'eau qui émettent moins de COV que celles en phase solvant pétrolier.
|
 |