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Les combles sont le Lieu de déperditions thermiques importantes, les combles nécessitent, pour être correctement isolés, la mise en place de matériaux suffisamment épais. Bien qu'il soit possible d'utiliser des isolants en mousse synthétique (polystyrène expansé, extrudé...), on réalise l'isolation des combles essentiellement avec des laines minérales, appréciées pour leur facilité de transport, leur souplesse et... utilisées par habitude. Perméables à la vapeur d'eau, ces laines sont choisies revêtues d'un pare-vapeur pour les protéger de la condensation occasionnée par les locaux chauffés.
Situés sous la toiture, les espaces inhabitables constituent les combles perdus. Ils sont isolés des pièces chauffées par une isolation posée sur leur plancher. Cette technique offre l'avantage d'utiliser une moindre quantité de matériaux isolants que dans le cas d'une isolation de l'ensemble de la toiture. La charpente conserve aussi son indispensable ventilation. Les matériaux employés dépendront de la nature du plancher et de l'utilisation de la pièce - espace perdu ou grenier de rangement.
Le plancher est plan.
Des rouleaux de laine minérale sont déroulés simplement sur le sol. Les lés sont posés jointifs, pare-vapeur en dessous, pour renforcer l'isolation, puis une seconde couche, sans pare-vapeur, est disposée perpendiculairement à la première. Si le comble est destiné ment, on déposera des panneaux de polystyrène extrudé ou de polyuréthane. Deux couches croisées peuvent être nécessaires pour obtenir une isolation performante. Elles seront ensuite recouvertes de panneaux de particules CTB-H, de 19 mm d'épaisseur minimum.
Le solivage est apparent.
La solution idéale consiste à placer entre les solives des rouleaux coupés à dimensions ou des panneaux semi-rigides de laine minérale avec pare-vapeur. Un plancher en panneaux de particules, qualité CTB-H, peut être cloué sur les solives pour l'utilisation du comble à des fins de rangement. Une lame d'air, entre le plancher et l'isolant, de 2 centimètres d'épaisseur est à prévoir pour la ventilation. Si l'épaisseur de l'isolant est supérieure au solivage, une seconde couche croisée sans pare-vapeur, déroulée perpendiculairement, est déposée sur la première. Les isolants en vrac constituent un recours pratique pour les combles aux coins d'accès difficiles. Toutefois, ils demandent un support sec et étanche à l'air.
Dans les combles habitables l'isolation des rampants de la toiture diminue le volume habitable dans des proportions qui varient selon la nature de la charpente et celle de l'isolant. Quelle que soit la nature du matériau ou du système choisi, il est impératif de ménager une lame d'air de 2 à 4 centimètres entre l'isolant et la couverture, sur toute la sous-face de la toiture afin de préserver la ventilation naturelle du toit.
Employer une seule couche suppose un isolant ï dont la résistance thermique (R) est suffisante et bien adaptée au type de charpente. Trois options sont possibles.
La solution performante. Sur le flanc des chevrons, sont cloués ou vissées des pattes métalliques. Un rouleau de laine de verre de 1,20 m de large et de 3 à 5 m de long, est coupé selon la longueur du rampant, puis embroché sur ces dernières. Des rails métalliques ou des tasseaux, sur lesquels sera fixée la finition inté¬rieure, sont clipsés sur les pattes. D'un excellent rapport prix/performance, ce procédé apporte une isolation continue sans pont thermique, mais provoque une réduction sensible du volume habitable.
Si le chevronnage dispose d'une épaisseur suffisante, des panneaux de laine minérale semi-rigide sont calés entre les chevrons. Ce sont les procédés efficaces et le gain de place qui minimisent les grosses pertes de chaleur dues à un écartement irrégulier entre les chevrons. Dans le cas où les isolants ne sont pas revêtus, la pose d'un pare-vapeur en polyéthylène micro-perforé s'avère indispensable avant d'envisager les finitions.
Sur une charpente neuve au chevronnage plan. À condition de ne pas rechercher des valeurs élevées de résistance thermique, des panneaux de polystyrène extrudé ou en mousse de polyuréthane sont vissés directement sur les chevrons. Les plaques de plâtre de finition ou les tasseaux qui serviront de support au lambris sont ensuite vissés sur ceux-ci à travers l'isolant. D'un coût élevé, ces panneaux se manipulent aisément, ménagent une bonne ventilation de la toiture, mais ne permettent pas d'obtenir une résistance thermique supérieure à 5 m2.K/W.
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