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méthodes de contraception 

 

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mode de contraception  féminine

 

La pilule combine.

Plus de 45 % des femmes l'ont adoptée. Les comprimés contiennent une association hormonale d'œstrogène et de progestatif.

•Comment ça marche ?

L'ovulation est bloquée : les hormones apportées par la pilule empêchent le déclenchement de l'ovulation par le cerveau. La glaire cervicale s'épaissit : l'hormone progestative épaissit la glaire et la rend impénétrable par les spermatozoïdes. L'implantation devient impossible : la paroi de l'utérus (l'endomètre) s'amin¬cit et empêche l'éventuelle implantation de l'ovule fécondé.

 

 • Quelles différences entre les pilules ?

Leur composition a évolué au fil du temps. Les premières pilules aujourd'hui très peu utilisées ont laissé place aux formules de deuxième et de troisième génération minidosées, c'est-à-dire moins concentrées en œstrogènes et mieux supportées (moins de rétention d'eau, moins de douleurs au niveau des seins).

• Les plus

-Une méthode très efficace (à 99,9 %) si les comprimés sont pris régulièrement (sans oubli).

- Lin choix varié : les différents dosages, différents progestatifs... À chaque femme, il y a une pilule qui convient.

- Une gestion "à la carte" : vous ne voulez pas avoir vos règles en vacances ? i1 suffit d'enchaîner deux plaquettes. Vous avez pris la décision de faire un bébé ? Chacune est libre d'arrêter sa pilule quand elle le souhaite.

• Les moins

- Le risque d'oubli : c'est le gros problème ! Car qui dit comprimé oublié dit aussi risque de grossesse non désirée.

- Les complications veineuses et artérielles : les œstroprogestatifs favorisent l'apparition de phlébites (à tout âge) et d'accidents coronaires (surtout après 35 ans).

- Les interactions médicamenteuses : le millepertuis, les antiépileptiques, certains antibiotiques ou antifongiques, ainsi que les traitements du sida diminuent l'efficacité contraceptive.

• Pour qui en priorité ?

Plutôt pour les adolescentes et les femmes jeunes, en particulier si elles souffrent de règles douloureuses, de cycles irréguliers. La micropilule. Elle a la particularité de ne contenir qu'un progestatif.

• Comment ça marche ? Comme la pilule œstroprogestative, au niveau de la glaire cervicale et de l'endomètre, mais le blocage de l'ovulation n'est pas systématique.

• Les plus

- Pas d'effets indésirables veineux ou artériels, puisqu'elle ne contient pas d'estrogènes qui sont responsables de ces perturbations.

- Une prise en continu : les plaquettes comportent 28 comprimés et se prennent non stop. C'est simple et ça évite d'oublier de reprendre sa pilule au bout de la semaine d'arrêt.

- Des contre-indications rares : contrairement aux pilules combinées, elles conviennent aux femmes présentant des risques d'accidents artériels (hypertension, diabète avancé...).

• Les moins

- Une prise à heure fixe : tout retard excédant trois heures remet en cause l'efficacité (théoriquement excellente) de la méthode. - Une protection insuffisante le premier cycle : dans ce cas, une contraception locale est recommandée en complément.

- Des troubles du cycle : la pilule progestative peut entraîner des saignements, des règles irrégulières, ou encore supprimer les menstruations (ce que certaines femmes apprécient).

• Pour qui en priorité ?

- Pour toutes les femmes qui ne peuvent pas prendre de pilule classique en raison de problèmes veineux ou lorsque les œstrogènes sont mal supportés (douleurs dans les seins, syndrome prémenstruel...).

- Pour les femmes prédisposées aux accidents cardiaques et artériels (hypertension, diabète à un stade avancé, cholestérol, fumeuses de plus de 35 ans...). Pour les mamans qui allaitent partiellement ou qui viennent d'accoucher.

La contraception hormonale.

Le patch et l'anneau vaginal présentent une efficacité longue durée. On les pose et on n'a plus à y penser tous les soirs. En effet, les hormones contenues dans ces derniers diffusent régulièrement et constamment dans le sang : elles assurent ainsi une protection pendant plusieurs jours.

L'anneau vaginal :la pilule mensuelle

Tout souple et transparent, il mesure 5 cm de diamètre et se place dans le vagin pour une période de trois semaines. Il se remplace après un arrêt de sept jours pendant lequel surviennent les règles. Il se pose sans douleur comme un tampon en le pliant entre le pouce et l'index, et se retire en le "crochetant" avec le doigt. Dans la majorité des cas, le partenaire ne le ressent pas.

Le patch : la pilule hebdomadaire

Petit carré adhésif de couleur chair, il se colle sur la fesse, l'abdomen, la face externe du bras ou le haut du buste. Il se pose une fois par semaine pendant trois semaines consécutives, avant de faire un arrêt de sept jours correspondant au moment des règles.

• Les plus

- Fini la corvée des comprimés quotidiens et le stress des oublis.

- Une marge de sécurité : si le retard pour le remplacement ne dépasse pas sept jours pour l'anneau et 48 heures pour le patch, l'efficacité n'est pas remise en cause.

- Des quantités minimes d'estrogènes.

• Les moins

- Le prix élevé : environ 15 € par mois, non remboursé par la Sécurité sociale.

- Pour l'anneau : les femmes mal à l'aise avec leur intimité (les adolescentes, par exemple) ou celles qui n'ont jamais mis de tampon peuvent être réticentes.

- Pour le patch : il expose aux irritations cutanées. Par ailleurs, le risque de décollement (dans 4,7 % des cas, selon les études) limite son utilisation en piscine ou chez les sportives, par exemple.

• Pour qui en priorité ?

- Pour toutes celles qui ne souhaitent pas avaler des comprimés.

- Pour les jeunes femmes abonnées aux oublis de pilule.

L’implant.

Disponible depuis près de quatre ans, il se présente sous forme d'une petite allumette (4 cm de long et 2 mm de diamètre) contenant une réserve de progestatif. Il diffuse chaque jour de faibles doses, assurant ainsi une protection de trois ans en continu. Il est inséré sous la peau du bras par un médecin, sous anesthésie locale.

• Les plus

- Une excellente efficacité (proche de 100 %). - Trois ans de contraception sans contraintes. - Une méthode sans risques pour les veines : logique, elle ne contient pas d'œstrogènes à l'origine des accidents veineux.

• Les moins

- Les troubles du cycle : comme tous les contraceptifs à base de progestatifs seuls, l'implant empêche la muqueuse de l'utérus (l'endomètre) de se développer et limite le phénomène de desquamation à l'origine du flux menstruel. Les règles ne sont pas régulières, elles peuvent même être absentes. Des saignements peuvent survenir à tout moment du cycle. Ces désagréments disparaissent en général dans les six mois suivant la pose. Au total, une femme sur dix retire le dispositif plus tôt que prévu.

• Pour qui en priorité ?

- En cas de contre-indication aux œstrogènes : trop de cholestérol, hypertension, diabète, tabac après 35 ans...

- L'implant représente une solution de tranquillité pour les femmes sujettes aux oublis de pilule.

- C'est aussi une méthode de choix pour les personnes handicapées qui ne peuvent pas gérer correctement une contraception par voie orale.

Le stérilet.

La contraception intra-utérine se présente sous la forme d'un T de 3 à 4 cm de long. C'est le deuxième mode de contraception en France, mais son utilisation est appelée à progresser. Car, contrairement à une idée reçue, il ne rend pas stérile. Il existe un risque d'inflammation et d'infection limité aux trois semaines qui suivent la pose. Rien n'empêche donc son utilisation sous surveillance médicale aux femmes sans enfants.

Des avantages certains

- Cinq années de tranquillité : après la pose indolore, on ne s'en préoccupe plus pendant cinq ans. Mais si vous désirez un enfant avant, le dispositif peut être retiré sans problème, à tout moment.

- Une efficacité à toute épreuve : aucun souci d'oubli. En pratique, les dispositifs intra-utérins se révèlent donc plus efficaces que la pilule.

Le dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre

Son mode d'action exact reste encore méconnu. S'il empêche l'œuf fécondé de s'implanter dans l'utérus, il agirait également plus précocement sur les spermatozoïdes et sur l'ovule, rendant ainsi la fécondation impossible.

• À savoir : il ne contient aucune hormone, donc n'expose pas au risque veineux, voire cancéreux. .

Les inconvénients : il peut augmenter le flux des règles. .

Pour qui en priorité ?

Pour toutes celles qui ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre de contraception hormonale. C'est une méthode de contraception conseillée pour les femmes de plus de 35 ans.

Le stérilet à la progestérone

Plus récent, il diffuse localement des petites quantités d'hormones. Ainsi, il modifie la glaire cervicale (pas de pénétration des spermatozoïdes) et diminue l'épaisseur de l'endomètre (empêche l'implantation de l'œuf).

• A savoir : il diminue les pertes de sang, notamment les hémorragies utérines de la pre-ménopause.

• Les inconvénients : les problèmes d'irrégularité du cycle dus à la contraception progestative et le manque de recul.

• Pour qui en priorité ?

Pour les femmes qui ont de trop fortes hémorragies avec le stérilet classique, en période de pré ménopause par exemple.

Les méthodes naturelles.

L'abstinence périodique

Toutes les méthodes naturelles sont basées sur la surveillance du cycle féminin. Elles ont l'avantage de ne comporter aucune contre-indication mais il faut savoir que le risque d'échec est élevé. Elles nécessitent donc une bonne maîtrise du cycle féminin et une grande motivation du couple, en raison de leurs contraintes. Aujourd'hui, elles répondent aux convictions religieuses ou philosophiques de certaines femmes, ou sont choisies pour des raisons médicales (lorsque les autres moyens de contraception sont contre-indiqués, voir encadré).

La méthode Ogino

La période d'abstinence se calcule par rapport à la date théorique d'ovulation. Pour un cycle de 28 jours (ovulation au 14e jour), elle se situe entre le 10e et le 17e jour. Seulement voilà, les cycles ne sont pas tous identiques !

La méthode des températures

Plus précise et plus fiable, elle repose sur la prise quotidienne de sa température qui, habituellement, s'élève de 0,2 à 0,4 °C au moment de l'ovulation jusqu’'aux règles. La période "critique" se situant en théorie les trois premiers jours de cette hausse de température. Mais, en réalité, il faut savoir que les rapports juste avant l'ovulation sont également risqués. Evidemment, cette méthode est inutilisable en présence de fièvre.

La méthode Billings

Basée sur l'observation de la glaire cervicale (qui devient plus abondante et change d'aspect aux alentours de l'ovulation), elle suppose une parfaite connaissance de son corps et un apprentissage particulier.

Le retrait

Souvent frustrant, il se révèle surtout peu efficace (une seule goutte de sperme peut être à l'origine d'une grossesse).

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