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Deux qualités : elle calme la douleur, et la boire n'est pas un pensum. Elle fait des tisanes qui ont bon goût. Autrefois, elle était cultivée dans les jardins et vendue pour ses propriétés médicinales.
Aujourd'hui, elle est retournée à l'état sauvage : on la trouve au bord des chemins, dans les terrains vagues, particulièrement sur les sols pierreux. On la trouve aussi chez les herboristes, mais pour celles qui souhaitent la récolter elles-mêmes, elle est facile à distinguer des autres plantes, grâce à ses grandes grappes de fleurs roses et à son odeur de menthe.
En cas de doute, faites-la respirer par un chat, lui ne s'y trompera pas : c'est l'herbe préférée des félins. Dans certaines régions, on l'appelle d'ailleurs plus simplement herbe à chats. Pour en revenir à ses propriétés calmantes, elle les doit tout simplement à l'un de ses composants qui apaise les contractions douloureuses de l'utérus. Précisons que deux autres plantes ont le même pouvoir décontractant sur les muscles de l'utérus. Ce sont l'angélique et l'origan (marjolaine sauvage).
Le mode d'emploi est le même pour toutes les trois : une infusion, à raison de deux ou trois tasses par jour, pendant la semaine précédant la date prévue des règles et jusqu'au jour de leur venue.
Même mode de préparation également : jeter les plantes dans l'eau bouillante et laisser infuser au coin du feu pendant quinze minutes. Pourquoi au coin du feu ? Pour éviter que l'infusion refroidisse trop vite, et pour permettre à la totalité des principes actifs de se dissoudre. Cette règle est valable pratiquement pour toutes les tisanes à visées thérapeutiques. De même, il est recommandé de les filtrer avant de les boire.
La posologie. Cataire : 30 g de sommités fleuries pour un litre d'eau. Angélique : 40 g de feuilles par litre d'eau
Origan : 15 g de sommités fleuries par litre d'eau.
Vous pouvez également préparer une tisane composée en mélangeant 20 g de cataire, 20 g d'angélique et 5 g d'origan, toujours pour un litre d'eau.
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