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Souvent la présence d'un kyste ovarien ne provoque guère de symptômes. On ne le découvre que de manière tout à fait accidentelle, au détour d'une échographie prescrite dans le cadre d'une grossesse ou de problèmes de fertilité. Cependant, il existe des signes d'appel. Les plus fréquents sont les douleurs, qui peuvent être chroniques ou rythmées par le cycle. Elles s'accompagnent parfois de saignements, de sensations de pesanteur, ou de tiraillement dans le bas-ventre.
En cas de suspicion, le gynécologue va vous examiner et prescrire une échographie, le meilleur des outils de diagnostic. Examen sans danger, reproductible et peu onéreux, elle donne une réponse rapide et précise. Faite par voie abdominale ou endovaginale, elle pourra mettre en évidence le kyste et surtout renseigner sur sa nature.
Il en existe deux grands types :
Les kystes fonctionnels, les plus fréquents, et ceux qui sont dits organiques.
Les kystes fonctionnels sont des follicules ayant connu un développement anormal au cours du cycle. Il s'agit des kystes multiples (plusieurs sur le même ovaire), de ceux du corps jaune, ou encore des follicules à développement exubérant. Leur apparition a un rapport direct avec l'activité ovarienne, chez la femme non ménopausée et ne prenant pas la pilule. Ils sont également favorisés par les stimulations ovariennes lors des traitements contre la stérilité. Bénins, ils disparaissent généralement grâce à un traitement hormonal. Le gynécologue prescrit une pilule œstro-progestative ou de la progestérone seule pour mettre l'ovaire au repos pendant trois à six mois. Passé ce laps de temps, il refait une échographie pour s'assurer que le kyste s'est résorbé. Si c'est le cas, cela confirme son caractère fonctionnel. S'il persiste et mesure plus de 4 cm, une cœlioscopie est nécessaire pour affiner le diagnostic et ôter le kyste récalcitrant.
Pour les femmes n'ayant plus d'activité ovarienne, que ce soit sous l'effet de la pilule ou lors de la ménopause, le diagnostic s'oriente plutôt vers un kyste organique. Il peut être dermoïde (il contient des tissus s'apparentant au tissu cutané), séreux (il ne contient que du liquide) ou lié à une prolifération de l'endomètre (muqueuse de l'utérus). Malgré son caractère bénin, il est préférable de l'enlever afin d'éviter des complications. D'autant que certains peuvent être malins. C'est pourquoi tout kyste ovarien après la ménopause doit faire l'objet d'exploration complémentaire (IRM, Doppler, contrôle de marqueurs biologiques, cœlioscopie) pour écarter un risque de cancer de l'ovaire. Dans tous les cas, les médecins ont de plus en plus souvent recours à la chirurgie sous cœlioscopie.
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