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On sait maintenant que la moitié des infertilités conjugales sont d'origine masculine. Lors d'un bilan de stérilité conjugale, le spermogramme (analyse du sperme) est, avec la courbe de température de la femme (pour savoir si l'ovulation a lieu), le premier examen prescrit par le médecin.
Il précise le nombre de spermatozoïdes présents dans le sperme, leur morphologie et leur mobilité.
Les stérilités masculines sont le plus souvent liées à des anomalies du nombre des spermatozoïdes ou de leur mobilité. Si la fertilité de l'homme est diminuée, on peut effectuer une insémination avec le sperme du conjoint.
Cette technique est utilisée quand, pour des raisons diverses, les spermatozoïdes n'accèdent pas à la cavité utérine: spermatozoïdes en nombre insuffisant ou non mobiles; malformation de la verge; impuissance; éjaculation rétrograde, c'est-à-dire vers la vessie; traitement stérilisant (certains anticancéreux, par exemple). Il s'agit d'aller déposer le sperme dans la cavité utérine. Ce petit «coup de pouce» le rapproche du lieu de la fécondation, qui a lieu «in vivo».
Une fécondation «in vitro» (FIV) peut également être proposée, avec 25% environ de succès. La rencontre entre ovocytes et spermatozoïdes a lieu en éprouvette, puis les embryons obtenus sont ré- implantés. Mais il faut au moins 20 000 spermatozoïdes pour un seul qui pénètre dans l'ovocyte placé à l'intérieur du tube à essai...
Que faire quand l'homme présent un nombre de spermatozoïdes anormalement bas?
Longtemps, la seule solution proposée a été l'in- sémination avec donneur (IAD), qui consiste à féconder la femme avec les spermatozoïdes d'un donneur anonyme. Les Centres d'étude et de conservation des œufs et du sperme (CECOS) ont ainsi permis la naissance de plus de 15 000 enfants. Mais dans ce cas, le père n'est pas le géniteur.
Une nouvelle technique, utilisée depuis trois ans, est venue redonner espoir aux hommes victimes de stérilité. La micro-injection intra-cytoplasmique (ICSI) est une fécondation assistée: elle a pour but de féconder «in vitro» la cellule sexuelle féminine, l'ovocyte, en injectant directement en son centre un seul spermatozoïde. Les résultats varient selon l'âge des patientes et le type de stérilité, mais la réussite est en moyenne de 27% par cycle: mieux qu'une fécondation «in vitro» classique!
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