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Un jeune couple normal a 25 % de chance de grossesse par cycle. Normalement, il est recommandé d'attendre deux ans avant de s'adresser à un spécialiste s’il ne parvient pas à avoir un enfant. Mais il est parfois difficile de se résigner à cette attente, d'autant plus qu'un autre facteur temps intervient : l'âge de la femme. Aujourd'hui, les grossesses sont désirées de plus en plus tard. Or, après trente ans, la fécondité diminue et de façon encore plus franche au-delà de trente-cinq ans.
Les premières questions du médecin lors de la consultation concerne essentiellement la vie intime du couple (telle que la fréquence des rapports...). Il est encore important que le praticien connaisse les éventuels antécédents médicaux de l'homme comme de la femme : interventions chirurgicales, antécédents d'infection, problèmes psychologiques... Du côté masculin, on recherche plus particulièrement une ancienne cryptorchidie (quand, lors de l'enfance, le testicule est resté dans l'abdomen), une éventuelle cause médicamenteuse, une consommation d'alcool, un tabagisme... Un examen clinique des organes génitaux est également indispensable.
Mais la plupart du temps, la consultation ne s'arrête pas là. Le médecin propose un certain nombre d'explorations complémentaires pour déterminer l'origine du trouble : obstruction des trompes, problème d'ovulation... chez la femme ; sperme déficient... chez l'homme.
Les médecins proposent : examens biologiques, radiographies, échographies, quelquefois une exploration chirurgicale. Chez l'homme, un des premiers examens proposés est le spermogramme (nombre, mobilité, morphologie des spermatozoïdes). L'intervention chirurgicale n'est indiquée que dans de rares cas. Une biopsie testiculaire, par exemple, est effectuée de manière exceptionnelle si l'on pense que la stérilité provient d'une azoospermie (déficit majeur du nombre des spermatozoïdes). Parfois, une opération est réalisée pour désobstruer un éventuel obstacle sur le trajet emprunté par les spermatozoïdes.
Chez la femme, l'exploration chirurgicale est plus courante. Elle se fait par cœlioscopie. Le chirurgien effectue trois-quatre petites incisions sur le ventre pour introduire de fins instruments (avec un appareil optique) dans la cavité abdominale afin de visualiser et peut être d'opérer la lésion constatée (kyste ovarien, adhérences d'endométriose...). Cette intervention, qui se fait sous anesthésie générale, nécessite une hospitalisation d'environ 24 heures.
Les solutions
Au terme de ce bilan plus ou moins long, plus ou moins compliqué, des solutions sont proposées. L'une peut consister, chez la femme, à désobstruer une trompe utérine au cours de
L’intervention chirurgicale. Mais les moyens thérapeutiques sont parfois plus simples. Dans de rares cas, il arrive que des antibiotiques règlent une éventuelle infection génitale à l'origine du problème de fécondité. Un traitement par des hormones ovariennes peut également aider la muqueuse utérine et la glaire cervicale à retrouver une physiologie normale. Une thérapie par GnRH ou par hormones hypophysaires, stimulant spécifiquement les ovaires, est parfois prescrite pour induire l'ovulation. Il faut d'ailleurs reconnaître que ces médicaments sont quelquefois utilisés de façon trop intensive, Ce qui explique l'augmentation actuelle du nombre des grossesses multiples.
Outre ces solutions, il existe d’autres méthodes telles que les techniques biologiques. Et, en particulier, la fécondation in vitro (FIV). Comme son nom l'indique, la fécondation (rencontre entre un ovocyte et un spermatozoïde) se fait en éprouvette.
Cette technique est proposée aux femmes atteintes de stérilité par obstruction tubaire (trompe). En d’autres termes, lorsque l'ovocyte libéré par l'ovaire ne peut arriver jusque dans l'utérus. L'autre indication concerne certaines infécondités d'origine masculine, plus précisément lorsque des anomalies portent sur les spermatozoïdes (nombre insuffisant, formes anormales, mobilité réduite...). Pour augmenter les chances de fusion entre les cellules reproductrices, on facilite leur rencontre "in vitro". Enfin, la FIV est quelquefois proposée quand on ne retrouve aucune explication précise à l'infécondité... Les réussites de la fécondation in vitro diffèrent selon les indications. Les résultats sont meilleurs pour les problèmes tubaires et moins bons pour les hypofertilités masculines
Lorsque la stérilité est d'origine masculine et incurable, une autre solution est proposée. l'insémination artificielle avec le sperme de donneur (IAD). Lorsque cette méthode est envisagée, l'homme et la femme ont, avant toute chose, des entretiens avec l'équipe médicale et paramédicale pour parfaitement apprécier les conséquences d'une paternité extérieure... L'équipe recueille également quelques informations auprès du couple demandeur pour le choix du donneur. Il est en effet important que certains caractères morphologiques et biologiques de la famille se retrouvent chez le futur enfant (origine ethnique, groupe sanguin...) Quant aux règles éthiques, elles sont claires : le don de sperme est anonyme et gratuit. Le donneur ne connaît jamais l'issue de son don et n'a jamais de contact avec le couple demandeur ou avec le futur enfant .
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