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Il y a plusieurs familles de pilules. Selon qu'elles associent œstrogène et progestérone (deux hormones féminines) ou contiennent de la progestérone, on parle respectivement de pilules combinées ou de pilules progestatives.
Les premières agissent en bloquant l'ovulation, les secondes en modifiant la glaire cervicale et les parois de l'utérus de façon à empêcher l'ascension des spermatozoïdes et la nidation de l'œuf.
Parmi les pilules combinées, les minipilules, les moins dosées en œstrogènes sont les plus prescrites : elles existent en différents dosages (mono, bi ou triphasées) pour permettre à chaque femme de trouver la pilule qui lui convient.
Il existe également différents dosages, standard ou mini avec, en particulier, des micropilules.
Lorsqu'une une femme n'est pas prête psychologiquement à franchir ce pas, soit qu'elle se sente trop jeune ou qu'elle a un désir inavoué de grossesse, elle lui trouve toujours un effet indésirable ou encore oublie régulièrement de la prendre !
Les points positifs
En offrant à la femme la possibilité d'avoir un enfant quand elle le souhaite, la pilule permet d'avoir une sexualité sans calendrier, les règles représentant encore mais pas toujours le seul frein. D'autre part, elle permet de régulariser les cycles et donc de prévoir la date des prochaines règles.
Chez certaines, incommodées par un syndrome prémenstruel, la pilule permet d'atténuer les tensions mammaires et les douleurs pelviennes, peu propices aux rapports amoureux les jours précédant les règles. Quant aux femmes gênées par des règles abondantes, elle diminue sensiblement leur flux.
La pilule protège de certaines affections gynécologiques (endométriose, kystes de l'ovaire) qui entraînent des douleurs, et peuvent donc perturber les rapports. Et elle diminuerait, pense-t-on, le risque de cancer de l'ovaire ou de l'utérus... Sur le plan psychologique, elle possède un atout : du fait de son efficacité (100 % si elle est bien prise), elle libère le couple du risque de grossesse non désirée.
Inversement, comme il suffit de l'arrêter en fin de plaquette sans qu'il soit nécessaire de voir un médecin pour qu'une grossesse redevienne à nouveau possible, elle permet au couple de mûrir sa décision.
Les points négatifs.
Certaines femmes peuvent perdre tout désir sexuel sous pilule parce que ce moyen de contraception a la réputation d'être tellement efficace qu'il annule toute possibilité de grossesse. Or, sans vraiment souhaiter être enceintes, certaines ont besoin de savoir qu'elles peuvent procréer pour se sentir complètement femmes.
Autre blocage psychologique parfois retrouvé : comme la pilule ne protège pas des maladies sexuellement transmissibles, elle ne libère pas totalement l'esprit hormis celui du couple stable et fidèle. Enfin, le fait de devoir prendre tous les jours un comprimé à heure fixe peut être vécu comme une contrainte. Pour les distraites, il existe une carte qui sonne chaque jour à la même heure ou des plaquettes de 28 pilules dont certaines ne contiennent aucun principe actif : elles se prennent en continu, ce qui évite de se tromper dans les dates.
Outre ces réticences psychologiques, certaines femmes se plaignent de sécheresse vaginale, peut-être en raison d'une baisse du désir. Saignements en dehors des règles et maux de tête susceptibles de gêner les rapports amoureux sont parfois rapportés : dans ce cas, le passage à une autre pilule peut améliorer ces symptômes.
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