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L'ovulation, c'est cette p ériode-clé (située vers le milieu du cycle) pendant laquelle les femmes sont fécondes. Lorsque l'ovulation est un peu "paresseuse", on peut la stimuler par des médicaments appropriés. Mais ces derniers comportent certains risques. C'est pourquoi il est important de rechercher toutes les causes d'infertilité possibles avant de se lancer dans ce type de traitement.
Pour concevoir un enfant, l'idéal serait d'avoir des rapports sexuels tous les deux jours entre le dixième jour du cycle (le premier correspondant au début des règles) et le dix-huitième.
Si cela ne marche pas il ne faut pas paniquer tout de suite. de très nombreuses raisons peuvent expliquer vos difficultés.
D'abord l'impatience. Les gynécologues recommandent d'attendre deux ans de rapports sexuels réguliers et sans contraception (moins, si vous avez plus de 35 ans) avant de s'inquiéter. Si passé ce délai vous n'êtes toujours pas enceinte, consultez votre médecin.
En effet, il peut s'agir d'une cause organique. Pour concevoir un enfant, il faut non seulement que l'ovulation soit correcte (les troubles de l'ovulation sont responsables de 30 % des problèmes d'infertilité), mais aussi que, chez la femme, les trompes utérines soient perméables et, chez l'homme, les spermatozoïdes de bonne qualité.
Pour savoir où se situe le problème, toute une batterie d'examens doit être pratiquée (test post-coïtal de Hùhner, radiographie des trompes et de l'utérus, dosages hormonaux, spermogramme, etc.)
Le gynécologue a plusieurs solutions. Parfois, un traitement hormonal suffit à régler le problème. Il peut aussi demander à sa patiente de maigrir (ou de grossir !) car la graisse est un tissu "hormonalement actif" qui peut induire des troubles de l'ovulation.
Autre recommandation importante : arrêter de fumer. Le tabac diminue la fertilité, allonge le délai de conception et augmente le risque de fausse-couche.
Enfin, en dernier ressort, le médecin va prescrire des médicaments "inducteurs" qui vont stimuler l'ovulation. Il en existe deux sortes :
• Le citrate de clomifène, médicament à prendre par voie orale, peut être prescrit par un gynécologue ou par un généraliste.
En général, on donne un comprimé par jour pendant les premiers jours du cycle. La patiente doit être placée sous surveillance (courbe de température, échographie des ovaires pour vérifier le nombre de follicules produits), ce qui permettra, au besoin, d'ajuster les doses de médicaments. En principe, on poursuit le traitement sur trois ou quatre cycles, souvent en alternant un cycle "avec" et un cycle "sans". Si la patiente n'est pas enceinte passé ce délai, il faudra changer de traitement.
• Les gonadotrophines, deuxième type d'inducteurs, ne peuvent être prescrites que par un gynécologue ou un endocrinologue. Elles sont administrées par injections et réservées à des cas particuliers. Ce traitement implique une surveillance très étroite de la patiente.
En principe, les inducteurs de l'ovulation ne sont pas indiqués après 43 ans.
LES INDUCTEUS DE L'OVULATION.
Avec le citrate de clomifène, une grossesse survient dans 40 à 50 % des cas. Les gonadotrophines sont plus efficaces, mais le risque de grossesses multiples est plus grand si on maîtrise mal le traitement. Mieux vaut donc faire des dosages hormonaux et des échographies à chaque cycle.
LES RISQUES
Le risque principal est d'obtenir une grossesse multiple, donc d'aboutir à la naissance de bébés prématurés. Ce risque est dix fois plus important avec le citrate de clomifène que lorsque l'ovulation est naturelle. Il est encore plus élevé avec les gonadotrophines.
On a aussi noté une légère augmentation du risque de fausse-couche et de grossesse extra-utérine. Plus rares, des cas de thrombose et d'hyperstimulation ovarienne peuvent être constatés. Quant au cancer de l'ovaire, le risque à long terme n'est pas démontré.
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