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Traitements du cancer de l'uterus  

 

Les traitements  

L'utérus (matrice) est la partie de l'appareil reproducteur féminin dans lequel le bébé se développe .Cet appareil se compose d'organes internes dont le vagin, l'utérus, les ovaires et les trompes de Fallope ainsi que des organes génitaux externes, ou les parties qui forment la vulve. Tous les organes internes sont situés dans le bassin qui représente la partie inférieure de l'abdomen entre les os des hanches

L'utérus (matrice) est la partie de l'appareil reproducteur féminin dans lequel le bébé se développe. La plupart des cancers de l'utérus prennent naissance dans l'endomètre, le revêtement interne de l'utérus. Les cancers de l'utérus moins courants se développent dans le tissu musculaire ou conjonctif de l'utérus.

Les causes et risques du cancer  

Les femmes post-ménopausées âgées de 45 à 70 ans sont celles qui sont le plus à risque de développer un cancer de l'utérus. Il s'agit d'un cancer qui survient plus fréquemment chez les femmes de race blanche en comparaison des autres populations. L'incidence du cancer de l'utérus est plus élevée chez les femmes habitant l'Amérique du Nord et l'Europe que chez celles des autres pays du monde. Les femmes qui ont des revenus plus élevés semblent être atteintes plus souvent que celles dont les revenus sont moindres. 

Les facteurs qui suivent sont susceptibles d'accroître le risque de cancer de l'utérus.

Hormonothérapie de remplacement à base d'œstrogène

Les femmes qui reçoivent une hormonothérapie de remplacement à base d'œstrogène seulement, sans progestérone, après la ménopause ont un risque élevé de développer un cancer de l'utérus.

Obésité

Une femme obèse a un risque plus élevé de développer un cancer de l'utérus, en raison de la plus grande quantité d'œstrogène produite par une quantité accrue de gras. Le risque est encore plus élevé chez la femme obèse qui souffre d'hypertension ou de diabète. Une obésité de l'ordre de 50 livres de plus que son poids santé entraîne un risque 10 fois plus élevé environ.

Antécédents menstruels

Les antécédents menstruels d'une femme qui peuvent accroître le risque de cancer de l'utérus sont :

·       premières menstruations à un âge précoce

·       ménopause tardive (après 52 ans)

·       antécédents de troubles menstruels

       saignements surabondants

       saignements légers entre les menstruations

       longues périodes sans menstruations

Irradiation pelvienne antérieure

Des antécédents d'irradiation à haute dose au bassin augmentent le risque de cancer de l'utérus. On a parfois recours à une irradiation pelvienne pour le traitement de saignements de l'utérus engendrés par une affection bénigne (non cancéreuse).

Tamoxifène

Le traitement du cancer du sein au tamoxifène entraîne une hausse de 2,5 à 3 % du risque de cancer de l'utérus.

Ne jamais avoir enfanter

Les femmes qui n'ont jamais mené une grossesse à terme (sont nullipares) sont deux fois plus susceptibles de développer un cancer de l'utérus.

Anovulation chronique

Les femmes qui n'ont pas d"ovulation durant leur cycle menstruel ont un risque accru de développer un cancer de l'utérus. L'anovulation peut être attribuée à un trouble médical incluant un déséquilibre hormonal et des ovaires polykystiques (syndrome de Stein-Leventhal).

Hyperplasie de l'endomètre

L'hyperplasie de l'endomètre consiste en un excès de croissance des cellules normales qui bordent l'utérus. Celle-ci a tendance à évoluer en une hyperplasie atypique qui est un excès de croissance de cellules anormales. L'hyperplasie atypique est considérée comme un état précancéreux qui peut se transformer en cancer.

Persistance de tests Pap anormaux

Certaines femmes qui ont des tests Pap anormaux à répétition avec des cellules glandulaires atypiques ont un risque accru de développer un cancer de l'utérus.

Autres troubles de santé

Maladies de la vésicule biliaire

On a montré que des antécédents de maladies de la vésicule biliaire entraînaient une hausse d'environ 3,7 % du risque de développer un cancer de l'utérus.

Diabète

Le diabète augmente le risque de cancer de l'utérus. Lorsqu'il est associé à l'obésité, il augmente davantage le risque.

Hypertension

L'hypertension (pression artérielle élevée) augmente le risque de cancer de l'utérus. Lorsqu'il est associé à l'obésité, il augmente davantage le risque.

Antécédents de cancer du sein, de l'ovaire et du côlon

Le cancer de l'utérus survient plus fréquemment chez une femme qui a déjà été atteinte d'un cancer du sein, de l'ovaire ou du côlon.

Les SIGNES ET SYMPTÔMES 

Les signes et symptômes du cancer de l'utérus sont :

·       saignements vaginaux inhabituels

       saignements après la ménopause

       saignements entre les menstruations chez la femme préménopausée

       saignements abondants fréquents à n'importe quel stade (avant ou après la ménopause)

       saignements au moment des relations sexuelles

·       écoulements vaginaux inhabituels

       d'une odeur nauséabonde

       d'aspect purulent

·       douleur lors des relations sexuelles

·       douleur au bassin

Signes et symptômes tardifs

Les signes et symptômes tardifs surviennent à mesure que le cancer évolue ou se propage à d'autres parties du corps, incluant les organes.

·       douleur

       bas de l'abdomen

       bassin

       dos

       jambes

·       changements des mictions

       douleur lors de la miction

       difficulté à uriner

·       changements du transit intestinal

·       ascite (accumulation de liquide dans l'abdomen)

·       perte de poids

·       faiblesse

Diagnostique et traitement

Chirurgie

La chirurgie est le principal traitement du cancer de l'utérus. On y a recours dans le but de :

·       possiblement guérir le cancer en le retirant complètement

·       retirer le plus possible la tumeur avant d'administrer d'autres traitements

 

Les interventions chirurgicales pratiquées pour le cancer de l'utérus comprennent :

Hystérectomie – Chirurgie

On peut pratiquer une hystérectomie pour traiter un cancer de l'utérus. Il s'agit d'une intervention chirurgicale au cours de laquelle on retire l'utérus et le col de l'utérus. Il y a deux types d'hystérectomie : totale et élargie.

Hystérectomie totale

Lors de cette intervention, aussi appelée hystérectomie simple, on procède à l'ablation de l'utérus et du col. L'hystérectomie peut être vaginale, lorsque l'ablation est effectuée par le vagin, ou abdominale, si l'ablation est effectuée par une incision dans l'abdomen. L'hystérectomie totale est le plus souvent pratiquée au moyen d'une incision abdominale. On retire souvent les ganglions lymphatiques pelviens.

Hystérectomie élargie

Lors de cette intervention, on procède à l'ablation de l'utérus, du col, de la partie supérieure du vagin adjacente au col, une partie des tissus qui entourent le col (comme les tissus et ligaments du paramètre) et les ganglions lymphatiques pelviens avoisinants.

On pratique le plus souvent l'hystérectomie élargie par une incision dans l'abdomen, mais il est parfois possible de la réaliser par le vagin. Dans certains cas, on peut aussi effectuer l'intervention au moyen de petites incisions dans l'abdomen et d'un laparoscope (hystérectomie par laparoscopie).

Exentération pelvienne – Chirurgie

L'exentération pelvienne est une intervention chirurgicale importante à laquelle on peut avoir recours pour traiter un cancer de l'utérus récidivant. On la pratique seulement lorsque le cancer ne s'est pas propagé au-delà du bassin ou n'est pas fixé à la paroi pelvienne. 

On ne la pratique habituellement pas s'il y a une enflure (œdème) aux jambes, une obstruction de l'uretère ou de la douleur au bas du dos ou aux jambes, car ces symptômes signalent presque toujours une atteinte des côtés du bassin.

Types d'exentérations

On distingue trois types d'exentérations pelviennes qui comportent tous une ablation du col, de l'utérus, du vagin, des ovaires et des trompes de Fallope ainsi que des ganglions lymphatiques pelviens. Il est possible qu'on retire aussi la vessie ou le rectum.

·       exentération antérieure – ablation de la vessie mais non du rectum (absence de cancer dans le rectum)

·       exentération postérieure – ablation du rectum mais non de la vessie (absence de cancer dans la vessie)

·       exentération totale – ablation de la vessie et du rectum

Intervention

Le rétablissement complet d'une femme ayant subi une exentération pelvienne peut prendre jusqu'à 6 mois. L'intervention est pratiquée en deux étapes : ablation (exentération) et reconstruction.

Ablation (exentération)

On pratique une incision au bas de l'abdomen et au bassin et on examine attentivement l'intérieur de l'abdomen, les organes situés dans le bassin et les ganglions lymphatiques situés dans le bassin et autour de l'aorte abdominale.

 

On effectue des biopsies ou des lavages de l'abdomen qui sont expédiés au laboratoire où ils sont examinés. S'il y a présence de cancer, on cesse l'intervention. En l'absence de cancer, le chirurgien retire les organes reproducteurs de la femme, les ganglions lymphatiques pelviens et autres tissus de soutien pelviens, ainsi que la vessie ou le rectum, ou les deux.

Reconstruction

La reconstruction permet de restaurer les fonctions urinaire et intestinale lorsque la vessie ou le rectum ou les deux ont été retirés. Une ostomie est souvent nécessaire quand la vessie ou le rectum a été retiré. Il s'agit d'une intervention chirurgicale par laquelle une cavité interne est reliée à une stomie (une ouverture à la surface du corps).

Dérivation urinaire et urostomie

Dans le cas d'ablation de la vessie, le chirurgien créera une nouvelle voie par laquelle la femme pourra garder en réserve et éliminer l'urine. Cette intervention est souvent réalisée au moyen d'un court segment d'intestin qui fonctionne comme une nouvelle vessie. Il est relié à une petite ouverture dans l'abdomen appelée stomie. 

L'urine s'écoule soit dans un petit sac en plastique fixé à l'abdomen ou elle peut être drainée, à intervalles réguliers, à l'aide d'un tube (cathéter) qui est introduit dans la stomie. Le chirurgien peut parfois créer un réservoir lié à l'urètre, ce qui permet à la femme d'uriner d'une manière habituelle sans être obligée d'avoir une stomie.

Colostomie

Dans le cas d'ablation du rectum, le chirurgien créera une nouvelle voie par laquelle la femme pourra évacuer les selles. Souvent, on fixe la partie restante de l'intestin à une petite ouverture dans l'abdomen appelée stomie. Les selles passent par la colostomie dans un petit sac en plastique porté sur l'abdomen.

Anastomose rectale inférieure (basse)

Le chirurgien peut parfois épargner l'anus auquel il peut relier l'intestin restant. C'est ce qu'on appelle une anastomose rectale inférieure (basse). Ceci permet à la femme d'évacuer normalement les selles et d'éviter la colostomie.

Reconstruction vaginale

Dans le cas d'ablation du vagin, il pourra être nécessaire de créer un nouveau vagin. Cette intervention est souvent pratiquée en même temps que l'exentération. De nombreuses femmes optent pour une reconstruction vaginale, en particulier si elles veulent encore avoir des rapports sexuels ou si elles croient cette reconstruction importante pour leur image corporelle et leur qualité de vie. 

La reconstruction du vagin peut être réalisée de différentes façons : greffe de peau, segment d'intestin, lambeau de muscle de la paroi abdominale ou, le plus souvent, lambeaux de muscle et de la peau provenant de l'intérieur de la cuisse. Le chirurgien façonne les lambeaux et la peau et les coud à l'endroit où le vagin était situé. Une fois guéri, le nouveau vagin est de forme et de taille semblable au vagin d'origine de la femme.

 Cependant un vagin reconstruit ne produit pas les mêmes lubrifiants naturels qu'un vagin normal. Ces lubrifiants aident à maintenir l'hygiène du vagin ainsi qu'à l'humidifier lors des rapports sexuels. Il faut donc avoir recours à une douche pour nettoyer le vagin et prévenir les odeurs et les écoulements. L'équipe de soins de santé recommandera à la femme un choix de douche à se procurer, la fréquence à laquelle elle doit l'utiliser et d'autres moyens de soulager la sécheresse vaginale.

Radiothérapie

La radiothérapie utilise des rayons ou des particules de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Il s’agit d’un traitement local qui est dirigé vers une partie spécifique du corps. 

On peut avoir recours à la radiothérapie :

·       comme traitement standard afin de détruire les cellules cancéreuses lorsque la tumeur ne peut être retirée par la chirurgie

·       avant la chirurgie pour réduire la taille d’une tumeur (radiothérapie néoadjuvante)

·       après la chirurgie afin de détruire les cellules cancéreuses qui pourraient rester et réduire le risque de réapparition du cancer (radiothérapie adjuvante)

·       pour soulager la douleur ou maîtriser les symptômes d’un cancer de l'utérus au stade avancé (radiothérapie palliative)

 

La quantité de radiation administrée au cours du traitement ainsi que le moment et le mode d’administration varient pour chaque femme, c’est pourquoi le plan de traitement doit être abordé avec un médecin qui connaît bien le cas.

 Pour le cancer de l'utérus, on peut avoir recours à la radiothérapie externe ou la curiethérapie (radiothérapie interne), ou encore, à une association des deux méthodes.

Radiothérapie externe

On traite habituellement le cancer de l'utérus au moyen de la radiothérapie externe. Un appareil dirige les rayons vers la tumeur et une certaine quantité de tissu environnant. On administre le traitement une fois par jour, 5 jours par semaine durant environ 5 semaines.

Hormonothérapie

Aussi appelée traitement endocrinien.

 L’hormonothérapie est un traitement systémique qui ralentit la croissance et la propagation des cellules cancéreuses en modifiant les taux d’hormones dans le corps. Les hormones sont des substances chimiques produites par les glandes du corps ou fabriquées en laboratoire. On peut recourir à des médicaments, à la chirurgie ou à la radiothérapie pour changer les taux d’hormones.

 On peut administrer l’hormonothérapie :

·       comme traitement standard pour un cancer de l'utérus au stade avancé ou récidivant

·       après la chirurgie ou la radiothérapie afin de détruire les cellules cancéreuses qui pourraient rester et réduire le risque de réapparition du cancer (hormonothérapie adjuvante)

·       pour soulager la douleur ou maîtriser les symptômes d’un cancer de l'utérus au stade avancé (traitement palliatif)

 Il se peut que les cellules cancéreuses de l'utérus possèdent des récepteurs hormonaux d'œstrogènes et de progestérone qui peuvent affecter leur croissance. La biopsie permet d'analyser des échantillons de tissus afin d'évaluer si de tels récepteurs hormonaux sont présents dans la tumeur.

 S'il y a présence de récepteurs de progestérone, la tumeur est dite récepteurs de progestérone positifs (PR+). L'hormonothérapie est souvent efficace pour ce type de tumeur. S'il y a présence de récepteurs d'œstrogènes dans la tumeur, on la dit récepteurs d'œstrogènes positifs (ER+). Ce type de tumeur répond moins bien à l'hormonothérapie.

 Le type d’hormonothérapie utilisé ainsi que la dose et le mode d’administration des médicaments varient d'une femme à l'autre, c’est pourquoi le plan de traitement doit être abordé avec un médecin qui connaît bien le cas.

 L'hormonothérapie peut se poursuivre tant que le cancer n'évolue pas. S'il y a évolution de la maladie, on a recours à la chimiothérapie.

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