Portail generaliste

 

  Cancer colorectal

 Cancer de l'estomac

 Cancer du foie

  Cancer de la peau

  Cancer de l'ovaire

  Cancer du pencreas

 Cancer du poumon

 Cancer de la prostate

 Cancer du sein

 Cancer des testicules

 Cancer de la thyroide

  Cancer de l'uterus

  Cancer de la vessie

Cancer du col de l'uterus


Traitements du cancer de l'ovaire

 

Definition des ovaires  

Les ovaires sont les organes reproducteurs féminins qui produisent des œufs (ovules). Ils ont la forme d’une amande et mesurent environ 3,5 cm de long. Les ovaires sont situés profondément dans la cavité pelvienne d’une femme, de chaque côté de l’utérus, près de l’extrémité terminale des trompes de Fallope.

Le cancer de l’ovaire prend naissance dans les cellules d’un des ovaires ou des deux. Les ovaires sont 2 petits organes de reproduction situés de chaque côté de l’utérus, près de l’extrémité des trompes de Fallope. Chaque mois, les ovaires libèrent un ovule qui est acheminé jusqu’à l’utérus par l’une des trompes de Fallope. Les ovaires produisent également des hormones femelles, notamment les œstrogènes et la progestérone.

Les causes et risques du cancer  

Les antécédents familiaux de cancer de l’ovaire représentent le plus important facteur de risque unique de cette maladie.

Les autres facteurs qui suivent pourraient rendre une femme plus à risque que la moyenne :

Ÿ         antécédents familiaux

w        antécédents familiaux de cancer de l’ovaire

w        antécédents familiaux d’autres cancers (sein, côlon, utérus, pancréas)

w        recours à une hormonothérapie substitutive et à des inducteurs de l’ovulation

Ÿ         caractéristiques personnelles

w        vieillissement

w        descendance juive Ashkenazi

Ÿ         mode de vie

w        aucune grossesse

w        vie en pays industrialisé

w        emploi de poudre sur les parties génitales

Ÿ         génétique

w        mutations génétiques responsables d’environ 10 % de tous les cancers épithéliaux de l’ovaire

-        cancer héréditaire du sein et de l’ovaire

-        cancer colique héréditaire sans polypose (HNPCC)

Nécessité d’effectuer plus de recherches afin de déterminer le lien entre le cancer de l’ovaire et :

Ÿ         l’âge au moment où les menstruations débutent (apparition des premières règles) et l’âge au moment où elles cessent (ménopause)

w        certaines études sous-entendent que, pour certains types de cancer de l’ovaire, le risque augmente selon le nombre d’années où la femme est menstruée

Ÿ         l’obésité

Ÿ         l’alimentation, en particulier la consommation de légumes et de fruits

Ÿ         application de poudre sur le périnée

w        les résultats d’études sont mixtes relativement au risque de développer un cancer de l’ovaire lorsqu’il y a application de talc sur la région génitale (périnée)

w        des études récentes fondées sur l’Étude sur la santé des infirmières, et appuyées par d’autres études, ont révélé que :

-        l’emploi de talc peut être associé à une faible hausse du risque de cancer séreux envahissant de l’ovaire

-        l’emploi de talc n’est probablement pas associé à une hausse du risque d’autres types de cancers de l’ovaire

Ÿ         l’emploi des inducteurs de l’ovulation pour favoriser l’ovulation chez les femmes ayant de la difficulté à tomber enceintes

w        des études sous-entendent que les femmes qui prennent du clomiphène pendant plus de 12 cycles ovulatoires présentent un risque plus élevé de cancer de l’ovaire

-        le risque peut être de 2 à 3 fois plus élevé

-        les tumeurs sont plus susceptibles d’être à la limite de la malignité

w        des études récentes sous-entendent que cette hausse du risque peut être davantage associée aux causes de l’infertilité plutôt qu’aux inducteurs mêmes

Les SIGNES ET SYMPTÔMES 

Aux tous premiers stades, il est possible que le cancer de l’ovaire ne cause aucun signe ni symptôme puisque la cavité abdominale offre suffisamment d’espace pour qu’une tumeur s’y développe et prenne de l’ampleur. Les symptômes apparaissent lorsque la masse commence à exercer une pression sur d’autres structures et organes, nuisant ainsi à leur fonctionnement normal. Donc, chez les deux tiers des femmes atteintes, le cancer de l’ovaire est au stade avancé au moment du diagnostic

Les signes et symptômes courants d’un cancer de l’ovaire sont habituellement vagues et non spécifiques et peuvent se traduire par :

Ÿ         malaise abdominal vague ou persistant comme :

w        pression pelvienne ou abdominale basse (bas-ventre)

w        douleur

w        ballonnement ou enflure (distension)

w        troubles du transit intestinal

w        sensation d’avoir l’estomac plein après un repas léger (satiété précoce)

w        indigestion

w        gaz (flatulence)

w        dérangement d’estomac (dyspepsie)

w        impression d’évacuation fécale incomplète

w        nausée

Ÿ         fatigue

Ÿ         douleur au bas du dos

Ÿ         douleur aux jambes

Ÿ         troubles de la miction

w        mictions urgentes ou fréquentes

Ÿ         saignements vaginaux anormaux

Ÿ         troubles menstruels

Ÿ         douleur lors des rapports sexuels 

Si ces symptômes évoluent, s’intensifient, s'aggravent ou persistent durant plus de 2 à 3 semaines, il faudrait consulter son médecin.

Les signes et symptômes tardifs d’un cancer de l’ovaire peuvent être les suivants :

Ÿ         accumulation de liquide dans l’abdomen (ascite)

Ÿ         accumulation de liquide dans l’espace situé entre les revêtements des poumons et la muqueuse qui recouvre la paroi thoracique (épanchement pleural)

w        essoufflement (dyspnée)

w        toux persistante

Ÿ         nausée ou vomissements

Ÿ         tumeur à l’abdomen, au bassin, à l’ovaire ou à l’épiploon

Ÿ         perte de poids

Ÿ         constipation

Diagnostique et traitement

On a habituellement recours aux épreuves visant à diagnostiquer un cancer de l’ovaire lorsque :

Ÿ         on observe des signes précurseurs de cette maladie

Ÿ         le médecin soupçonne la présence d’un cancer de l’ovaire après avoir parlé avec sa cliente de sa santé et avoir effectué un examen physique

Épreuves diagnostiques possibles :

Ÿ         examen physique complet dont :

w        prise en note des antécédents médicaux personnels et familiaux

w        examen du bassin

Ÿ         analyses sanguines pour mesurer :

w        hémogramme

w        chimie sanguine

w        marqueurs tumoraux

Ÿ         examens d’imagerie dont :

w        échographie transvaginale

w        TDM ou examen par IRM de l’abdomen ou du bassin

w        radiographie pulmonaire

w        mammographie

w        clichés en série des voies digestives basses ou lavement baryté

w        cystoscopie

w        pyélographie intraveineuse

Ÿ         biopsie

 

On peut avoir recours aux épreuves de stadification afin de déterminer l’étendue, ou stade, du cancer de l’ovaire. Elles peuvent comporter :

Ÿ         autres analyses sanguines

w        épreuves fonctionnelles hépatiques et dosage des enzymes hépatiques

Ÿ         radiographie pulmonaire

Ÿ         échographie

Ÿ         tomodensitométrie (TDM)

Ÿ         imagerie par résonance magnétique (IRM)

Ÿ         clichés en série des voies digestives basses ou lavement baryté

Ÿ         cystoscopie

Ÿ         pyélographie intraveineuse

Ÿ         scintigraphie osseuse

traitement

 

Chirurgie

La chirurgie constitue le principal traitement du cancer de l’ovaire. Elle est habituellement suivie d’une chimiothérapie sauf dans les cas de cancers très précoces ou dont le pouvoir cancérogène est faible.

 

Le choix de l’intervention chirurgicale dépend des éléments suivants :

·       type de cancer de l’ovaire

·       stade

·       étendue de la maladie

·       projets de grossesse de la femme atteinte

·       état général de santé de la femme atteinte

 

La plupart des femmes séjournent à l’hôpital de 3 à 7 jours après la chirurgie et reprennent leurs activités habituelles de 4 à 6 semaines plus tard.

Buts de la chirurgie

·       Confirmer un diagnostic de cancer de l’ovaire.

·       Retirer le plus de tumeur cancéreuse possible.

·       Déterminer le stade du cancer.

·       Procéder possiblement aux étapes de stadification suivantes si la maladie est confinée aux ovaires ou bien si on a pratiqué une chirurgie conservatrice pour préserver la fertilité :

à       prélèvements de ganglions lymphatiques pelviens et para-aortiques

à       multiples biopsies péritonéales

à       grattage et biopsie du diaphragme

à       prélèvements dans les adhérences intra-abdominales

à       multiples biopsies au hasard

·       Effectuer possiblement des prélèvements de ganglions lymphatiques afin de réduire le volume de la tumeur si le cancer est au stade avancé.

Critères de la chirurgie

La décision de pratiquer une chirurgie dépend de l’état général de santé de la femme atteinte et de sa capacité à subir l’intervention (opérabilité). Les examens permettant d’évaluer l’opérabilité sont les suivants :

·       radiographie thoracique

·       analyses sanguines

·       analyse d’urine

·       surveillance cardiaque (électrocardiogramme, ou ECG)

Types de chirurgie

Il est possible qu’une femme subisse un type de chirurgie ou plus, souvent au même moment. Toutes les interventions chirurgicales ayant pour but de traiter un cancer de l’ovaire nécessitent l’anesthésie générale et la réalisation d’une incision chirurgicale à l’abdomen (laparotomie). Les types de chirurgie pratiqués sont les suivants :

Ovariectomie

·       Il s’agit de l’ablation d’un ovaire (unilatérale) ou des deux ovaires (bilatérale).

·       Il est possible qu’on retire également le feuillet de tissu adipeux fixé à l’estomac et au gros intestin, soit l’épiploon (omentectomie).

·       On peut effectuer de multiples biopsies au hasard dans les ganglions lymphatiques avoisinants et le revêtement de l’abdomen, en particulier le diaphragme, afin de savoir si le cancer s’est propagé.

Salpingectomie

·       Il s’agit de l’ablation d’une trompe de Fallope (unilatérale) ou des deux trompes (bilatérale).

·       On la pratique habituellement en même temps que l’ovariectomie (salpingo-ovariectomie).

Salpingo-ovariectomie

·       Il s’agit de l’ablation de l’ovaire atteint et de la trompe de Fallope qui s’y rattache (unilatérale) ou des deux ovaires et des trompes qui s’y rattachent (bilatérale).

Salpingo-ovariectomie unilatérale

·       On effectue souvent cette intervention lorsque le cancer de l’ovaire est à un stade très précoce et qu’il est à la limite de la malignité, ou indolent, chez les femmes pré-ménopausées qui désirent préserver leur fertilité.

·       Il est peu probable qu’un cancer de l’ovaire à la limite de la malignité réapparaisse et c’est pourquoi on conserve l’ovaire non atteint.

·       Si la femme atteinte désire préserver sa fertilité, on peut pratiquer une omentectomie ainsi qu’une laparotomie de stadification approfondie pour s’assurer que les cellules cancéreuses ne se sont pas propagées hors de l’ovaire jusqu’aux structures suivantes :

       péritoine

       ganglions lymphatiques pelviens et para-aortiques

      diaphragme

·       Si la femme atteinte a déjà vécu sa ménopause ou qu’elle ne désire plus d’enfants, le médecin peut recommander l’ablation des deux ovaires et de l’utérus.

Salpingo-ovariectomie bilatérale

·       Il s’agit d’une intervention chirurgicale souvent pratiquée dans le cas du cancer de l’ovaire.

·       On l’associe souvent à l’ablation de l’utérus (HAT).

·       On retire les trompes de Fallope et les ovaires.

·       On enlève l’épiploon et le plus possible de cellules cancéreuses visibles (réduction tumorale).

Hystérectomie abdominale totale (HAT)

·       Il s’agit de l’ablation de l’utérus.

·       On l’associe souvent à l’ablation des trompes de Fallope et des ovaires (SOB).

·       On enlève l’épiploon et le plus possible de cellules cancéreuses visibles (réduction tumorale).

Hystérectomie abdominale totale et salpingo-ovariectomie bilatérale (HAT-SOB)

·       C’est l’intervention chirurgicale la plus pratiquée dans le cas du cancer de l’ovaire.

·       Il s’agit de l’ablation de l’utérus (HAT) associée à l’ablation des trompes de Fallope et des ovaires (SOB).

·       Il est possible qu’on enlève également l’épiploon (omentectomie).

·       Si on observe des cellules cancéreuses dans le bassin ou l’abdomen (stades II à IV), on retire alors le plus possible de cellules cancéreuses (réduction tumorale).

Omentectomie

·       Il s’agit de l’ablation de l’épiploon, le tissu adipeux qui est fixé à l’estomac et à une partie du côlon.

Chirurgie de réduction tumorale (cytoréductrice) initiale

·       Il s’agit d’enlever le plus de tumeur cancéreuse possible.

·       Le but dans le cas d’un cancer de l’ovaire au stade avancé est de réduire le volume tumoral restant (tumeur résiduelle) jusqu’à moins de 1 cm de diamètre.

·       Cela peut comporter l’une ou plusieurs des interventions suivantes :

       résection d’une partie de l’intestin

       ablation de la rate (splénectomie)

       ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie)

       ablation de l’appendice (appendicectomie)

       résection partielle du diaphragme

       résection partielle du foie

Chirurgie de réduction tumorale (cytoréductrice) secondaire, ou d’intervalle

·       On tente de retirer le plus de tumeur cancéreuse possible (réduction) qui n’a pu être enlevée lors de la première chirurgie (tumeur résiduelle) ou une tumeur qui a récidivé.

·       On la pratique habituellement après 3 à 4 cycles de chimiothérapie si le cancer est stable ou s’il répond au traitement.

·       La chirurgie de réduction tumorale secondaire peut être effectuée dans certains cas de récidive.

Chirurgie de contrôle

·       Il s’agit d’examiner tout l’abdomen et le bassin et d’effectuer une série de biopsies afin de :

       vérifier la réponse du cancer au traitement

      vérifier s’il ne reste pas de cellules cancéreuses

       décider si on doit procéder à un autre traitement

      offrir d’autres options thérapeutiques à une femme chez qui on observe un cancer résiduel

·       On peut effectuer cette chirurgie à la fin du traitement.

·       Elle peut être une option pour les femmes dont le cancer est de stade III ou IV et qui :

       ont subi une chirurgie cytoréductrice suivie d’une chimiothérapie

       sont jugées avoir obtenu une rémission complète constatée par :

-      examen physique normal

-      taux normal du CA 125 (moins de 35 unités/ml)

-      résultats négatifs de la tomodensitométrie

·       Il ne s’agit pas toujours d’une constituante standard du traitement du cancer de l’ovaire.

·       On peut y avoir recours dans le cadre d’un essai clinique afin d’évaluer un nouveau traitement.

·       On ne la pratique pas pour les tumeurs germinales sauf chez les femmes dont la tumeur est un tératome, en particulier si la première résection a été incomplète.

Chirurgie dans le cas d’un cancer métastatique de l’ovaire

·       Il s’agit de l’ablation d’une tumeur qui s’est propagée (métastases) jusqu’à d’autres parties du corps afin de :

       aider à prolonger la vie

       soulager les symptômes d’un cancer au stade avancé (soins palliatifs)

Chirurgie intestinale ou urologique

·       On y a recours pour soulager un blocage, ou obstruction, dans l’intestin ou les voies urinaires.

·       Dans certains cas, on réduit la taille de la tumeur afin de soulager l’obstruction alors que dans d’autres, on peut pratiquer une résection partielle de l’intestin ou des voies urinaires :

       les extrémités restantes de l’intestin ou des voies urinaires sont ensuite raccordées ensemble (anastomose)

       on peut créer une ouverture dans l’abdomen pour l’évacuation des selles (colostomie) ou de l’urine (urostomie) hors du corps, mais il s’agit d’une intervention peu fréquente.

Paracentèse

·       Il s’agit d’enlever le liquide qui s’est accumulé dans l’abdomen (ascite) par le biais d’une aiguille insérée à travers la peau.

·       On peut avoir recours à une anesthésie locale pour engourdir la région avant d’y insérer l’aiguille

 

chimiothérapie

La chimiothérapie permet de traiter le cancer de l’ovaire.

 

On administre une chimiothérapie aux femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire à différents moments, pour l’une des quatre raisons suivantes :

Ÿ         avant la chirurgie (traitement néoadjuvant) afin de contrôler ou de réduire la taille de la tumeur dans le but de la rendre plus facile à enlever

Ÿ         après la chirurgie afin de retirer complètement la tumeur visible (traitement adjuvant) et de détruire toutes les cellules cancéreuses qui auraient pu rester après la chirurgie et d’ainsi réduire le risque que le cancer réapparaisse

Ÿ         après la chirurgie afin de retirer la plus grande partie de la tumeur et de détruire toutes les cellules cancéreuses de la partie de la tumeur qui reste

Ÿ         en tant que mesure palliative afin de soulager ou de maîtriser les symptômes d’un cancer de l’ovaire au stade avancé

 

radiothérapie

On a rarement recours à la radiothérapie pour traiter le cancer de l’ovaire. On peut l’employer dans les cas suivants :

Ÿ         après la chirurgie afin d’enlever toute la tumeur, de détruire toute cellule cancéreuse qui aurait pu rester après l’intervention chirurgicale et de réduire le risque que le cancer réapparaisse (traitement adjuvant)

w        à un stade précoce chez les femmes présentant un risque élevé (stade 1c ou 2)

w        à un stade avancé lorsqu’il n’y a pas de tumeur résiduelle

Ÿ         après la chirurgie afin de retirer la plus grande partie de la tumeur et de détruire toutes les cellules cancéreuses de la partie de la tumeur qui reste

w        à un stade avancé lorsqu’il y a peu de cellules cancéreuses résiduelles et que la maladie n’a pas bien répondu à la chimiothérapie

Ÿ         en tant que mesure palliative afin de soulager ou de maîtriser les symptômes d’un cancer de l’ovaire au stade avancé

Copyright ©2006 idarousse.com