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Le risque de cancer, c'est la possibilité d’être un jour atteint de cette maladie. Tout état ou substance qui augmente le risque de cancer est un facteur de risque. Dans le cas du cancer colorectal, on ne connaît pas de cause unique. De 70 à 75 % de tous les cancers colorectaux sont sporadiques et se manifestent chez des personnes qui ne présentent pas de facteurs de risque spécifiques. Les facteurs qui suivent sont susceptibles d'accroître le risque de cancer colorectal.
Age
Le cancer colorectal est souvent lié au vieillissement. Le taux d'incidence commence à augmenter après l'âge de 40 ans et s'accroît ensuite nettement entre 50 et 80 ans. Plus de 90 % des cancers colorectaux se manifestent chez les personnes âgées de plus de 50 ans.
Polypes dans le côlon ou le rectum
La présence de polypes dans l'intestin accroît sensiblement le risque de cancer colorectal. Les polypes se développent habituellement dans le tissu glandulaire qui recouvre le côlon et portent le nom d'adénomes ou de polypes adénomateux.
Le risque qu'un cancer colorectal prenne naissance dans un polype est lié aux facteurs suivants :
· type
les polypes tubuleux sont plus communs que les autres types de polypes mais sont habituellement plus petits et moins susceptibles de devenir cancéreux
les polypes villeux sont moins communs mais sont plus susceptibles de devenir cancéreux
· taille
les gros polypes ont plus tendance à être malins que les petits polypes
près de la moitié de tous les polypes de plus de 2 cm de diamètre sont cancéreux
· nombre
plus il y a de polypes, plus il est probable qu'un cancer se développe (il y a plus de risque qu'un des polypes devienne cancéreux)
Antécédents personnels de cancer colorectal
Les personnes qui ont déjà eu un cancer colorectal risquent davantage d'être atteintes d'un autre cancer colorectal. Il peut s'agir d'un deuxième cancer totalement différent du cancer d'origine ou d'un cancer qui s'est développé au siège de la chirurgie subie, soit une récidive locale. Le risque d'apparition d'un second cancer est plus élevé si la première tumeur s'est développée avant l'âge de 60 ans.
Antécédents familiaux de cancer colorectal
Près de 10 à 15 % des cancers colorectaux se manifestent chez des personnes ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal. Le risque d'être atteint de ce type de cancer augmente lorsqu'un membre de la famille au premier degré (parent, frère, sœur ou enfant) a eu un cancer colorectal. Dans un tel cas, le risque devient de deux à deux fois et demie plus élevé que celui encouru par la population générale.
La raison de cette augmentation du risque n'est pas claire, mais elle pourrait être liée à une plus grande vulnérabilité de la paroi intestinale qui serait transmise de génération en génération. Cette vulnérabilité rendrait l'intestin plus sensible aux agents susceptibles d'engendrer le cancer (cancérogènes) et diminuerait le temps dont un cancer a besoin pour apparaître. Dans certains cas, elle est attribuée à la génétique.
Polypose adénomateuse familiale (PAF)
La PAF est une affection héréditaire causée par une mutation du gène de la polypose adénomateuse colique (APC).
Également connue sous le nom de polypose colique familiale, la PAF est caractérisée par le développement de centaines ou de milliers de polypes dans le revêtement du côlon et du rectum dès l'adolescence. Individuellement, ces polypes ne sont pas plus susceptibles de devenir cancéreux que les polypes observés chez une personne non atteinte de PAF. Cependant, en raison de leur nombre élevé, le risque que l'un d'entre eux devienne malin s'accroît.
Si on ne traite pas la PAF par le biais de la chirurgie, le risque de développer un cancer avant l'âge de 40 ans équivaut presque à 100 % pour une personne atteinte de cette affection.
La PAF est rare : elle ne représente que 1 % de tous les cancers colorectaux.
Autres syndromes de polypose
Il existe d'autres syndromes qui se caractérisent par la présence d'un très grand nombre de polypes dans le côlon (syndromes de polypose) et qui engendrent un risque élevé de cancer colorectal ainsi que d'autres tumeurs se développant à l'extérieur du côlon. Ils sont rares : ils représentent environ 1 % de tous les cancers colorectaux.
· Syndrome de Gardner
Il s'agit d'une variante de la polypose adénomateuse familiale (PAF).
Il est caractérisé par la présence de multiples polypes adénomateux dans tout le tube digestif ainsi que de tumeurs cancéreuses et non cancéreuses à l'extérieur du côlon, en général sur les os, les tissus mous et les tissus endocriniens.
Le risque que les polypes présents dans le côlon deviennent cancéreux équivaut à presque 100 %.
· Syndrome de Turcot
Il s'agit d'une variante de la polypose adénomateuse familiale (PAF).
Il est caractérisé par la présence de multiples polypes adénomateux dans tout le côlon et le rectum ainsi que de tumeurs au cerveau (glioblastome multiforme ou blastome médullaire).
Le risque que les polypes présents dans le côlon ou le rectum deviennent cancéreux équivaut à presque 100 %.
· Syndrome de Peutz-Jeghers
Il fait partie des types de syndromes de polypose hamartomateuse (bénigne).
Il est caractérisé par la présence de :
multiples polypes n'importe où dans le tube digestif et peut-être aussi dans le nez, le larynx, les bronches et la vessie;
lésions ressemblant à des taches de rousseur dans la bouche et sur les lèvres, le nez, les joues, le front, les mains, l'abdomen et les pieds.
Il n'y a pratiquement pas de risque que les polypes présents dans le côlon deviennent cancéreux, mais le risque de cancer pancréatique, testiculaire ou gynécologique est accru.
· Maladie de Cowden
Elle fait partie des types de syndromes de polypose hamartomateuse (bénigne).
Elle est caractérisée par la présence de :
- multiples polypes n'importe où dans le tube digestif mais surtout dans le côlon;
- excroissances hamartomateuses qui peuvent apparaître sur la peau, les surfaces muqueuses, les os, les seins, le système nerveux central, la glande thyroïde, les yeux et les appareils urinaire et reproducteur.
Il n'y a pratiquement pas de risque que les polypes présents dans le côlon deviennent cancéreux, mais le risque de cancer du sein chez la femme et de cancer de la thyroïde chez l'homme et chez la femme est accru.
· Polypose juvénile
Elle fait partie des types de syndromes de polypose hamartomateuse (bénigne) chez l'enfant.
Il s'agit de la cause la plus commune du développement de polypes chez l'enfant.
Elle est caractérisée par la présence d'un nombre quelconque de polypes dans le côlon ou le rectum – un membre de la famille peut présenter plus de 100 polypes alors qu'un autre peut n'en avoir qu'un seul.
Il n'y a pratiquement pas de risque que les polypes hamartomateux présents dans le côlon deviennent cancéreux, mais il arrive parfois que des adénomes se développent au même moment et, eux, peuvent se transformer en masses cancéreuses.
Cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC)
Le HNPCC est une autre affection héréditaire dont on soupçonne la présence lorsqu'on diagnostique un cancer colorectal chez une personne ou lorsque certains de ses proches ont été atteints d'un cancer colorectal à un jeune âge, soit entre 40 et 50 ans. Le HNPCC est causé par des mutations dans les gènes qui corrigent toute erreur faite par les cellules quand elles se divisent et que l'ADN est copié. Également appelé syndrome de Lynch, le HNPCC engendre la formation de polypes dans le revêtement du côlon mais pas en aussi grand nombre que dans le cas de la polypose adénomateuse familiale.
Si on ne traite pas le HNPCC par le biais de la chirurgie, le risque de développer un cancer colorectal au cours de sa vie équivaut presque à 70 % pour une personne atteinte de cette affection. Les tumeurs cancéreuses apparaissent habituellement dans la partie du côlon qui est la plus près de l'intestin grêle, soit le côlon ascendant qui est situé du côté droit. Il est possible qu'une personne atteinte d'un HNPCC ait aussi eu d'autres cancers qui se sont développés à l'extérieur du côlon ou qu'elle risque d'en être atteinte (se référer au HNPCC de type B plus bas).
Le HNPCC est rare : il ne représente que 3 % de tous les cancers colorectaux.
Certaines caractéristiques laissent croire à la présence d'un HNPCC. Ce sont les critères de Bethesda qui suivent :
· le cancer est présent dans la famille, qui répond aux critères d'Amsterdam utilisés antérieurement, soit :
au moins 3 proches sont atteints d'un cancer colorectal confirmé histologiquement, dont un parent au premier degré et
des membres de la famille d'au moins 2 générations consécutives sont affectés et
chez au moins une des personnes sus-mentionnées, un diagnostic de cancer colorectal a été posé avant qu'elle n'atteigne 50 ans
ou
· 2 cancers liés au HNPCC sont présents soit dans le côlon ou à l'extérieur du côlon (endomètre, ovaire, estomac, hépato-biliaire, intestin grêle ou cancer à cellules transitionnelles du bassinet du rein ou de l'urètre)
ou
· le cancer colorectal est présent chez un individu et un parent du premier degré en est aussi atteint ou est atteint d'un cancer lié au HNPCC qui s'est développé à l'extérieur du côlon ou d'un adénome colorectal; l'un des cancers doit avoir été diagnostiqué avant l'âge de 45 ans et l'adénome avant l'âge de 40 ans
ou
· le cancer colorectal ou le cancer de l'endomètre a été diagnostiqué chez un individu avant l'âge de 45 ans
ou
· le cancer du côlon ascendant (côté droit) dont l'aspect est indifférencié (solide/cribriforme) a été diagnostiqué avant l'âge de 45 ans
ou
· le cancer colorectal dont les cellules sont en forme de bague a été diagnostiqué chez unindividu avant l'âge de 45 ans
ou
· le cancer colorectal a été diagnostiqué chez un individu avant l'âge de 40 ans
On distingue 2 types de HNPCC (syndrome de Lynch), soit :
· type A (syndrome de Lynch de type 1) : accroît seulement le risque de cancer du côlon
· type B (syndrome de Lynch de type 2) : accroît le risque de cancer du côlon ainsi que des cancers de l'estomac, de l'intestin grêle, du pancréas, du rein, des uretères, de l'ovaire, de l'endomètre, du sein, de la vessie, du canal biliaire et de la peau
Maladie inflammatoire de l'intestin
La maladie inflammatoire de l'intestin, qui comprend la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, augmente le risque de cancer du côlon. Le risque de cancer colorectal chez les personnes atteintes d'un maladie inflammatoire de l'intestin peut atteindre jusqu'à 30 % si la maladie est présente depuis 10 ans.
L'augmentation du risque est probablement liée aux facteurs suivants :
· lésion du revêtement de l'intestin, ce qui cause une rupture dans les barrières muqueuses normales qui le protègent habituellement
· stimulation continue, ou chronique, du revêtement intestinal (en réaction à l'inflammation chronique), ce qui peut engendrer une croissance anormale des cellules (dysplasie) qui, à son tour, peut causer le cancer
· perte d'enzymes qui, habituellement, réduisent l'effet des toxines sur l'intestin
Le risque qu'un cancer colorectal se développe chez une personne atteinte de colite ulcéreuse dépend des facteurs suivants :
· durée de la colite ulcéreuse – 10 ans après le diagnostic, le risque augmente de 1 % chaque année
· étendue de la maladie – plus la surface affectée est grande, plus le risque augmente
Le risque que la maladie de Crohn se transforme en cancer colorectal n'est pas aussi élevé que dans le cas de la colite ulcéreuse, mais la maladie de Crohn a tendance à causer le cancer à un plus jeune âge (entre 46 et 55 ans) que dans la population générale. Ce risque dépend des facteurs suivants :
· durée de la maladie de Crohn – le risque commence à augmenter après 10 ans
· étendue et effet de la maladie – le cancer a tendance à se développer dans des régions où la maladie a provoqué une certaine rigidité et une perte de la fonction intestinale
Alimentation riche en gras
Il est possible que les personnes dont l'alimentation est riche en matières grasses, en particulier en gras animal, présentent un risque accru de cancer colorectal. Les gras alimentaires sont susceptibles d'accroître le risque de cancer colorectal en :
· augmentant la production de bile dans l'intestin et sa teneur en matières qui facilitent la digestion des gras
de grandes quantités de bile très acide sont sécrétées par le foie et acheminées jusqu'à l'intestin afin d’aider l’organisme à digérer les matières grasses, ce qui accroît l’exposition de la paroi intestinale à la bile
la décomposition du gras par la bile provoque la formation de produits finals qui causent le cancer (cancérogènes) qui se retrouvent dans le côlon et le rectum
· ralentissant la vitesse à laquelle les selles traversent l’intestin (transit intestinal) et en augmentant la durée d’exposition de la paroi intestinale aux cancérogènes contenus dans les selles
Viande rouge
L'incidence de cancer colorectal est accrue chez les personnes qui consomment une très grande quantité de viande rouge, comme le bœuf, le porc et l'agneau, ainsi que de viandes transformées, en particulier dans le côlon distal et le rectum. La raison de cette hausse n'est pas claire, mais elle pourrait être liée aux éléments suivants :
· teneur élevée de ces types de viandes en matières grasses
· teneur élevée des viandes rouges en protéines qui, lorsqu'elles sont décomposées dans le tube digestif, peuvent former dans les selles des produits finals qui causent le cancer
· agents de conservation dans les viandes transformées, susceptibles de causer le cancer
· méthode de cuisson (voir ci-dessous)
Viandes frites, grillées ou rôties au barbecue
Des études ont révélé qu’une grande consommation de viande cuite à des températures élevées (c.-à-d. bien cuite, frite, grillée ou rôtie au barbecue) augmente le risque de cancer colorectal. La cuisson des viandes à des températures élevées forme des amines hétérocycliques (AH), qui ne sont pas présentes dans les viandes crues et qui peuvent être cancérogènes. Les AH se forment dans le bœuf, le porc, la volaille et le poisson lorsque les acides aminés et les substances chimiques observées dans les muscles (créatine) réagissent à des températures de cuisson élevées.
Les viandes rôties, cuites au four ou à l'étuvée, bouillies ou pochées ou bien partiellement cuites au four à micro-ondes avant d’être cuites par une autre méthode ont une teneur plus faible en amines hétérocycliques (AH). De plus, si le liquide qui s’est formé lors de la cuisson est retiré et non utilisé, la concentration en AH est de nouveau réduite.
Alcool
La consommation d'alcool, même si elle est faible ou modérée, semble accroître le risque de cancer colorectal, en particulier de cancer du rectum. Selon les lignes directrices actuelles, une consommation modérée correspond à deux verres ou moins par jour pour l'homme et à un verre ou moins par jour pour la femme. Ce risque semble être plus élevé chez les hommes qui boivent de la bière. Les raisons de cette hausse sont entre autres que :
· l'on croit que l'alcool stimule la croissance (prolifération) des cellules qui tapissent le côlon et le rectum
· le métabolisme de l'alcool par l'organisme (produits finals du métabolisme) engendre la formation dans le côlon de substances qui causent le cancer; certaines de ces substances ne sont pas absorbées avant d'atteindre le rectum, ce qui peut expliquer pourquoi le risque de cancer rectal est accru
· la consommation d'alcool nuit au métabolisme de l'acide folique (on croit que l'acide folique est un facteur de protection contre le cancer colorectal)
Tabac
L'usage des produits du tabac a été lié au développement du cancer colorectal.
Les résultats d'études révèlent que le tabagisme peut causer le cancer du côlon. La recherche a démontré qu'un usage abusif et à long terme de la cigarette (20 paquets-années*) augmente de 2 à 3 fois le risque d'apparition de gros adénomes colorectaux. Les adénomes de grande taille sont les précurseurs immédiats du cancer colorectal.
On sait également que le tabagisme cause d'autres cancers et des maladies du cœur. C'est pourquoi on incite les gens à cesser de fumer.
Inactivité physique
De nombreuses études ont fait un lien entre un mode de vie inactif et un risque accru de cancer colorectal. L'inactivité tend à ralentir la vitesse à laquelle les aliments passent dans le côlon et peut aussi causer la constipation, deux facteurs qui augmentent la durée d'exposition du revêtement du côlon à des substances qui pourraient causer le cancer.
Poids corporel
Une augmentation du poids corporel chez l'adulte peut accroître le risque de cancer colorectal. Cependant, l'obésité est souvent associée à un mode de vie inactif et à une alimentation riche en matières grasses, donc on ne sait pas exactement comment l'obésité à elle seule accroît le risque.
L'évaluation du poids corporel se fait par l'indice de masse corporelle (IMC). On le calcule en divisant le poids corporel (en kilos) par le carré de la taille (en mètre). Un IMC supérieur à 25 est synonyme d'obésité et signifie donc un risque accru de troubles de santé. Santé Canada offre un nomogramme facile à utiliser pour calculer l'IMC d'une personne.
Antécédents personnels d'autres cancers
Une femme ayant déjà été atteinte d'un cancer de l'endomètre, de l'ovaire ou du sein présente un risque accru de cancer colorectal.
Alimentation faible en acide folique
Une alimentation faible en acide folique peut accroître le risque de cancer colorectal. L'acide folique est l'une des vitamines B qui aident à prévenir la transformation des cellules en cancer. L'acide folique est présent dans les légumes, les fruits, les haricots et les légumineuses ainsi que dans les suppléments de multivitamines.
Descendance juive ashkénaze
Les Juifs de descendance est-européenne (Juifs ashkénases) présentent un risque accru de cancer colorectal. Dans ce groupe de personnes, une mutation génétique (I1307K) a tendance à être présente et elle augmente le risque de cancer colorectal. Cette mutation génétique n'est pas courante chez d'autres groupes ethniques.
Le risque de cancer colorectal peut également être plus élevé chez les Afro-Américains. Dans ce groupe de personnes, une mutation qui affecte les gènes qui réparent d'autres gènes endommagés (gènes de réparation) a tendance à être présente, ce qui accroît le risque de cancer colorectal.
Emplacement géographique
L'incidence du cancer colorectal est à son taux le plus élevé dans les pays industrialisés de l'Amérique du Nord, de l'Europe du Nord-Ouest et de l'Australie, alors qu'elle est plus basse dans les pays moins industrialisés de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique du Sud.
La personne qui immigre d'un pays ou l'incidence est basse vers un pays où l'incidence est élevée verra augmenter son risque d'être atteinte d'un cancer colorectal. Ceci suit la théorie selon laquelle l'alimentation et le mode de vie jouent un rôle dans le développement du cancer colorectal. D'autres éléments de preuve viennent s'y ajouter puisqu'on a constaté que le taux d'incidence est inférieur chez certains groupes religieux comme les mormons et les adventistes du septième jour qui doivent limiter leur consommation de viande, de produits à base de viande, de tabac, d'alcool et de caféine.
Antécédents d'irradiation au bassin
Le recours à la radiothérapie pour traiter un autre type de cancer abdominal ou pelvien peut accroître le risque de cancer colorectal, en particulier la région du côlon ou du rectum irradiée qui est en ligne direct avec les faisceaux de radiations. Cependant, les bienfaits de la radiothérapie dans le cas d'un cancer abdominal ou pelvien l'emportent sur les risques de cancer colorectal. Cela ne devrait pas empêcher une personne atteinte d'un cancer abdominal ou pelvien d'être traitée par radiothérapie.
Diabète
Il est possible que le risque de cancer colorectal soit accru chez les personnes atteintes de diabète sucré de type 2 bien qu'on ne sache pas clairement pourquoi. Certains résultats d'études laissent entendre que c'est en raison du taux de sucre élevé dans le sang alors que d'autres indiquent que c'est l'usage à long terme de l'insuline qui cause le cancer. D'autres encore suggèrent que c'est la variation chronique entre un taux élevé de sucre dans le sang (hyperglycémie) et un taux élevé d'insuline dans le sang (hyperinsulinémie) qui fait augmenter le risque de cancer colorectal.
Chirurgie abdominale antérieure pour une affection non cancéreuse
Certaines études laissent croire qu'une chirurgie abdominale pratiquée antérieurement, en particulier l'ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie), pourrait accroître le risque de cancer colorectal, mais les résultats sont controversés.
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