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Ces matériaux de couverture prolongeaient en quelque sorte la toiture mais sur les pignons, voire les murs de façade. Appelé "essentage", cet habillage était composé selon les habitudes régionales de planchettes de bois, d'ardoises, de tuiles de terre cuite...
Naturelles ou en matériaux de synthèse, les ardoises et les tuiles sont identiques à celles utilisées pour la toiture.
L'essentage s'effectue de la même manière qu'une couverture : les éléments se posent en rangées horizontales, à joints alterné^, se superposent les uns sur les autres et se recouvrent partiellement. Tous les éléments sont évidemment fixés sur les liteaux.
La pose d'un écran pare-pluie sur le pignon est une sage précaution qui le protège des remontées des eaux de pluie sous l'effet du vent, de la pénétration de neige poudreuse ou de poussières. Il amortit également les à-coups du vent, limite le soulèvement et le déplacement des ardoises et protège temporairement le mur des infiltrations en cas d'éléments de couverture cassés ou emportés par le vent. L'écran posé est un modèle pour supports continus : il s'agrafe ou se cloue directement sir la charpente des murs, une ossature bois, les panneaux de bois... Il est déroulé horizontalement en lés parallèles, ceux-ci se chevauchant de 10 cm minimum. Un contrelattage cloué par dessus au droit des éléments du colombage sert de support au litonnage et crée une lame d'air de ventilation entre ardoises et écran.

Un réseau de liteaux de 15 x 40 mm de section est cloué sur le contrelattage. Ils sont espacés de la valeur du pureau de l'ardoise ou de la tuile. La fixation des ardoises avec des crochets remplace aujourd'hui la pose clouée, méthode réservée à la réalisation de monuments historiques et là où des crochets ne peuvent être posés, notamment au niveau des ardoises qui ont été découpées. Ils ont une longueur égale à la valeur du recouvrement, augmentée de 3 mm et arrondie au centimètre supérieur, soit 9 cm pour un recouvrement de 85 mm. En partie supérieure, le crochet comporte une agrafe qui s'accroche sur le liteau ou une pointe pour un clouage lorsque la pose de l'ardoise s'effectue à l'intersection d'un liteau et d'un contrelattage ou sur des voliges. En acier inoxydable pour résister aux diverses agressions atmosphériques, certains crochets sont recouverts d'un revêtement polyester noir mat qui évite ainsi toute brillance au soleil et assure la discrétion, voire l'invisibilité des crochets. Les tuiles sont quant à elles de préférence vissées plutôt que clouées.
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