 |
Le ravalement d'une façade est, en soi, plus "abordable" qu'il y a quelques années du fait de la particularité des peintures de plus en plus faciles à appliquer. Toutefois, le résultat est inévitablement conditionné par une préparation ad hoc des supports. Des travaux techniques, souvent délicats et propres à telle ou telle peinture, que l'on néglige parfois pour profiter plus vite du décor final. Le travail s'en trouve fragilisé, les ennuis arrivent très vite et se "réparent" à coups de "retouches" ponctuelles qui cachent la misère.
Le nettoyage.
Il existe deux opérations pour débarrasser la façade des saletés qu'elle a accumulées parce qu'elles dissimulent souvent des dégâts. Un nettoyeur haute pression, réglé sur la basse pression pour ne pas endommager le revêtement existant, additionné ou non de détergents pour débarrasser les murs des salissures incrustées, de la peinture écaillée... se révèle un outil efficace. À eau chaude, c'est encore mieux. Laissez sécher avant d'entreprendre les travaux de ravalement.

En cas d'écaillage, de cloquage partiel du revêtement, les parties qui se décollent sont enlevées à l'aide d'un couteau de peintre. Un brossage à sec élimine les poussières. Appliquez ensuite, sur les zones traitées, un enduit de rebouchage extérieur.
Il faut ôter toute trace de peinture hors d'âge ou craquelée par grattage ou décapage, sinon vous risquez de créer une barrière imperméable et d'empêcher la microporosité de la nouvelle peinture de faire effet.
Pour finir, il faut fixer les fonds poudreux en appliquant une sous-couche ou un fixateur de fond sur les supports farineux, c'est-à-dire lorsqu'ils laissent des traces de poudre sur la main. Utiliser, si possible, un produit de la même marque que la peinture employée ou celui recommandé par le fabricant. Une première couche diluée, ou une sous-couche, est d'ailleurs toujours recommandée quels que soient le support et son état.
|
 |