Le moteur d'un rabot électrique entraîne une courroie qui fait tourner à très grande vitesse (plus de 10 000 tours/minute) un cylindre armé de deux fers diamétralement opposés. Ce tambour enlève à chaque passage une fine couche de bois. Les rabots se différencient par leurs performances, évidemment, mais surtout par leurs équipements et leur niveau de sécurité. Les réglages se limitent à ceux de la profondeur du rabotage et de la feuillure.
La capacité maximale du premier n'est pas un critère déterminant. Il suffit d'effectuer plusieurs passages lorsque les cotes désirées dépassent la capacité du rabot. La réalisation de feuillure gagne en précision et régularité si le rabot est équipé d'accessoires fournis avec la machine ou en option. Le guide latéral facilite le réglage et le maintien de l'outil à la largeur de feuillure choisie. Il peut être réglable sur 45° pour des rabotages en biais et des chanfreinages réguliers. En venant s'appuyer sur le bois non raboté, une jauge réglable détermine la profondeur de la feuillure de 0 à 24 mm en général.
La semelle est généralement en fonte d'aluminium. Plus elle est large et longue, plus le rabot est stable pendant le travail. Elle possède généralement une rainure en V qui sert de guide pour chanfreiner les angles. La plupart des rabots sont livrés avec deux fers au carbure de tungstène. Réversibles, ils ne sont pas "réaffûtables" et se changent lorsque leur tranchant est usé. En option, il existe des fers "réaffûtables", déconseillés au bricoleur amateur car l'affûtage est un travail qui exige de la précision. Un rabot produit une quantité importante de copeaux qui sont évacués et dispersés dans la pièce via un orifice latéral. Fourni ou en option, un sac permet de les recueillir.
La sécurité est primordiale avec un rabot. Un d é marrage progressif é vite d'attaquer le bois brutalement et un rebond inopin é . En cours de travail, un taquet (ou b é quille) se rabat automatiquement et soul è ve l é g è rement l'arri è re de la semelle ; en fin de rabotage, il permet d' é viter que les fers qui tournent encore ne rentrent en contact avec la surface du bois.
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