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Dans les constructions anciennes, des hourdis, composés de maçonnerie grossière (plâtre et agrégats), garnissent l'intervalle entre les solives pour servir d'entretoisement et d'isolation. Pour éviter une surcharge du plancher, ils ont souvent une forme en "auget", plus minces au centre et relevés sur leurs extrémités. Les hourdis sont généralement coulés sur un lattis très resserré en châtaignier. Du plâtre projeté et lissé sur ces lattes constitue le plafond.
S'il faut envisager le remplacement d'une poutre, un solide étayage des éléments voisins est indispensable avant toute opération. Les étais ne seront enlevés que quelques jours après. La nouvelle pièce de bois sera de même essence, de section équivalente et de même longueur. Les abouts des solives sont généralement encastrés dans les murs porteurs. Vous pouvez sceller la nouvelle poutre dans les encastrements d'origine, profonds de 15 cm au minimum. Cependant, contrairement aux idées reçues, les têtes des solives, ne doivent pas être lardées de clous. Loin de consolider le scellement, ils favorisent la dégradation du bois dans le cas d'une atmosphère humide. Une feuille de plomb, de zinc, de polyane ou un feutre bitumeux protège le bois des infiltrations d'eau éventuelles, et ménage aussi un espace suffisant pour laisser travailler librement la solive sans dommage pour la maçonnerie.

Pour éviter un pourrissement des abouts de la solive, ou lorsque l'épaisseur de la maçonnerie est insuffisante pour prévoir un encastrement, les solives peuvent prendre appui soit sur une poutre sablière posée et boulonnée sur un mur à redan, soit sur des corbeaux en pierre encastrés dans le mur, soit sur une poutre "muraillère" supportée par des corbeaux en fer scellés dans le mur. On peut s'inspirer de ces techniques pour faire reposer les solives sur les murs porteurs, ou plus simplement utiliser des sabots ou étriers métalliques fixés par vis et chevilles à expansion dans la maçonnerie.
Affaiblie par le poids des ans, fendus, voire brisée, mais en bon état général, une poutre maîtresse ou une solive se répare de différentes manières.
Avec une moise. Après remise à niveau avec des crics et des étais, la poutre est prise en sandwich par deux pièces de bois ou de métal boulonnées entre elles par des tiges filetées traversantes. Ces plaques déborderont très largement de la zone de rupture de la poutre (demander les conseils d'un professionnel). Pour préserver l'esthétique du plancher en sous-face, un ferronnier pourra donner une apparence "fer forgé" aux pièces métalliques.
Une salive affaiblie devant supporter une nouvelle charge (cloison, baignoire) est doublée avec une poutre neuve équivalente, boulonnée sur l'ancienne. La nouvelle pièce de bois prend appui sur les murs porteurs par scellement, sur une lambourde "muraillère" ou un sabot métallique. La mise en place d'une poutre maîtresse intermédiaire, sur laquelle vont reposer les solives, est aussi une solution pour augmenter la résistance du plancher.
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