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La véranda est le prolongement architectural de la maison. Elle adopte trois formes principales qui ont une incidence sur les apports de chaleur et les déperditions thermiques.
En règle générale, plus le rapport entre les surfaces vitrées et celles absorbantes (mur d'adossement à la maison et le sol) est faible, meilleur est le confort thermique nocturne. En effet, la chaleur emmagasinée la journée par les murs et le sol de la véranda s'échappera moins vite et en moindre quantité, le soleil couché, si les surfaces vitrées ne sont pas grandioses. Sinon, un apport de chaleur est obligatoire (radiateur, chauffage par le sol...).
En épi, soit une seule face contiguë à l'habitation, elle occasionne des déperditions nocturnes importantes à cause du vitrage beaucoup plus étendu que les surfaces absorbantes. Elle peut avoir une de ses largeurs ou une de ses longueurs accolée à la maison, peut être construite sur la hauteur de la maison ou habiller le coin de deux murs.
En appui, soit deux faces contiguës à l'habitation, la véranda possède des surfaces absorbantes plus importantes que les surfaces vitrées, ce qui réduit les déperditions thermiques la nuit. La véranda peut être installée dans le coin formé par deux murs, elle peut aussi occuper un décrochement de mur, enfin, elle peut réunir deux bâtiments.

Encastrée ou semi-encastrée, soit trois faces contiguës avec l'habitation, la véranda s'intègre bien à l'architecture de la maison. C'est la solution la plus satisfaisante tant au niveau des apports solaires que thermiques : les besoins de chauffage sont limités. Elle peut habiller un décrochement extérieur d'un mur, déborder d'un décrochement intérieur, s'intégrer entre deux corps de bâtiment en U, au ras d'un décrochement de mur, enfin, elle peut n'avoir que le toit de vitré, auquel cas il s'agit plus d'une verrière que d'une véranda.
La dalle sur laquelle va reposer la véranda doit pouvoir supporter le poids de son ossature, de ses vitrages, et tenir compte des contraintes posées par la neige et le vent. Elle doit être solide, isolée thermiquement. Si la véranda vient s'implanter sur une terrasse existante, il faut vérifier que celle-ci puisse la supporter et qu'elle soit rendue parfaitement étanche.
Les fondations elles doivent être réalisées dans les normes. Il y a lieu éventuellement de prévoir le drainage du terrain pour éviter les remontées d'humidité et une évacuation des eaux pluviales.
Le muret de soubassement présente de nombreux avantages : il ne compromet pas l'ensoleillement, améliore généralement l'aspect, supprime le pont thermique au niveau de la dalle en y résolvant du même coup les problèmes d'étanchéité, évite les salissures (projections de boue et d'herbe), les chocs de chaises ou autre mobilier contre les vitres, facilite la pose de radiateurs.
En aluminium dans la plupart des cas, parfois mixte bois et aluminium ou en acier, la structure de la véranda doit être parfaitement étanche : les ouvrants et les liaisons véranda/gros œuvre sont assurés par des solins ou des systèmes d'étanchéité et non pas uniquement par des joints silicone. Elle doit supporter les variations dimensionnelles dues à l'effet de serre, recueillir et évacuer les eaux de condensation.
La toiture demande une étanchéité parfaite : pente supérieure à 23° pour évacuer correctement les eaux de pluie vers les chéneaux, bavette (en zinc, plomb ou cuivre) assurant par recouvrement la liaison du haut de la toiture avec le bâtiment. Pour des raisons de sécurité, ses éléments sont obligatoirement résistants aux chocs. Le verre simple est interdit. Le double vitrage comporte obligatoirement, au moins, une face feuilletée, positionnée côté intérieur. Les matériaux synthétiques en méthacrylate ou en polycarbonate, légers, moins chers que le double vitrage, résistants aux chocs, sont de très bons isolants thermiques lorsqu'ils sont à double ou triple paroi alvéolée. Proposés en version transparente, translucide ou teintée, ils sont sensibles à la rayure, à l'abrasion et assez bruyants en cas de pluie. La toiture opaque (en tuiles, ardoises...) ou isolante (mousse de polyuréthane injectée entre deux plaques d'alu), diminue peut être l'éclairement, mais, à l'usage, s'avère très intéressante pour les vérandas bénéficiant d'un fort ensoleillement. Elle arrête les rayons du soleil en été, tout en ne compromettant pas son action l'hiver. Elle est accessible pour l'entretien ce qui n'est pas toujours le cas des toitures vitrées. Isolée, elle réduit considérablement les déperditions thermiques.
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