Le principe du chauffe-eau solaire individuel (CESI) est assez simple : un liquide antigel circule entre des capteurs exposés au soleil et un ballon de stockage. Dans celui-ci, le liquide circule dans un échangeur thermique et cède sa chaleur à l'ECS.
Un capteur solaire se présente sous la forme d'un caisson vitré d'un mètre carré environ. Il intègre une plaque et des tubes métalliques peints en noir qui absorbent de l'énergie solaire. Celle-ci réchauffe le liquide antigel. Ce transfert est optimisé par l'effet de serre créé par la vitre, l'isolation du capteur et la couleur noire des éléments. Le liquide réchauffe ensuite le ballon de stockage. Puis, refroidi, il repart vers le capteur où il sera réchauffé à nouveau par le rayonnement solaire. Surface de captation et volume du ballon sont choisis en fonction de l'ensoleillement et des besoins. Deux systèmes sont possibles.

Monobloc, un CESI intègre ballon et capteur. À poser au sol, sur une terrasse ou sur une toiture faiblement inclinée, il s'intègre difficilement à l'architecture de la maison et fonctionne en thermosiphon. En France métropolitaine, il est très bien adapté à un usage estival. A éléments séparés, un CESI dissocie captage et stockage. C'est la solution idéale : surface de captation et volume du ballon sont choisis en fonction de l'ensoleillement et des besoins. Le ballon est alors implanté à l'intérieur de l'habitation, à l'emplacement qui convient le mieux. Seuls les capteurs restent visibles à l'extérieur.
Tout ou long de l'année, un CESI peut produire en métropole 50 à 70 % (voire 100 %) de l'eau chaude sanitaire nécessaire aux besoins de la famille. Un CESI équipé de 4 m2 de capteurs et d'un ballon de 300 litres vaut environ 5 500 € TTC, pose comprise. Ce coût est atténué de 1 800 euros environ grâce au crédit d'impôt sur le coût des matériels, aux primes accordées par le Conseil Régional ou le Département. Et les économies réalisées permettent de récupérer le reste du surcoût initial en 8 à 12 ans.
L'installation d'un chauffe-eau solaire entre dans le cadre de la TVA réduite à 5,5 % sur les fournitures et la main-d'œuvre. Elle ouvre droit à une réduction d'impôts plafonnée, pouvant atteindre
L'installation d'un chauffe-eau solaire ouvre également droit à une prime de la part de l'Ademe (Agence De 'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie). Cette prime varie de 525 à 1 150 € selon l'importance de l'installation. Certains conseils généraux ou régionaux proposent des aides complémentaires. Vous pouvez enfin bénéficier de subventions de la part de l'ANAH (Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat), sous certaines conditions.
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