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Il y a peu de temps encore, seuls quelques fabricants spécialisés vendaient des chaudières à bois aux exploitations agricoles, aux bâtiments publics des régions forestières... En 2005, les ventes de chaudières à bois ont progressé de 125 % grâce, notamment, aux "nouveaux combustibles" proposés. Pour simplifier les manipulations, augmenter leurs performances, elles sont devenues à chargement et décentrage automatiques, possèdent une régulation électronique, peuvent produire de l'eau chaude sanitaire, se coupler avec d'autres énergies, fossiles ou renouvelables, et brûler des "bois déchiquetés".
Les chaudières à bûches pour chauffage central sont devenues des matériels performants qui n'ont parfois rien à envier à celles fonctionnant au gaz ou au fioul.
A combustion inversée, elles offrent des rendements très satisfaisants (75 à 90 %) et peuvent prétendre au chauffage d'une habitation et à la production d'eau chaude sanitaire. Elles s'équipent d'une turbine qui régule l'arrivée d'air ou l'extraction des fumées. Le rendement est alors optimal : deux chargements sur 24 heures suffisent en pleine saison de chauffe. Polycombustibles, les chaudières associent deux foyers, l'un pour le bois, le second pour le gaz ou le fioul. Le passage d'un combustible à l'autre peut s'effectuer automatiquement.

Pour simplifier les manipulations, augmenter le rendement des chaudières à bois, on a cherché à réutiliser les résidus forestiers, les bois d'élagage, les écorces, les palettes et cagettes usagées, les vieux meubles... Broyés, déchiquetés puis réduits en plaquettes ou transformés par compression en granules (granulés de bois ou pellets), ces "bois déchiquetés" représentent un débouché précieux pour des produits dont l'élimination s'avère de plus en plus problématique (brûlage à l'air libre et mise en décharge interdite, incinération payante).
Les chaudières à bois déchiqueté selon leur conception peuvent être alimentées avec des plaquettes et/ou des granulés de bois, des bûches. Elles possèdent un brûleur modulant pour s'adapter à la demande de chauffage, un rendement élevé supérieur à 80 % et un approvisionnement automatique en fonction des besoins grâce à un système de vis sans fin. Une réserve de combustible, permettant un approvisionnement pendant plusieurs jours, est située dans un compartiment attenant à la chaudière ou stockée dans un silo éloigné. Les cendres, qui représentent un très faible pourcentage (1 % du volume initial), sont évacuées automatiquement ou manuellement.
Les granulés de bois sont proposés en sacs de 15 ou 25 kg, en big bag, en vrac... Ils coûtent 170 à 250 € environ la tonne et les plaquettes deux fois moins cher (les prix peuvent varier selon les quantités commandées, le conditionnement...). Ils produisent4600à5000 kWh environ, soit un coût de 3 à 5 centimes le kWh pour les granulés. Avec une chaudière ayant un rendement optimal de 85 %, le kWh de chauffage au bois déchiqueté revient de 5 à 9 centimes pour les granulés (2,5 à 4,5 centimes pour les plaquettes). Les granulés ont un coût inférieur à celui de l'électricité et du propane, et les plaquettes ont un coût équivalent à celui du gaz naturel et du fioul. A ce constat s'ajoutent les problèmes de l'approvisionnement, qui peut s'avérer problématique pour les granulés, et le stockage (3 à 5 tonnes par an selon la puissance de l'installation).
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