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De nombreux pavillons sont construits avec des charpentes prêtes à poser, communément appelées "fermettes industrialisées". Fabriquées en atelier (usine), ces fermettes sont espacées de 40 à 90 cm selon la section des bois. Le grenier prend l'appellation de comble perdu car l'enchevêtrement des fermettes et l'absence de plancher porteur interdisent de l'utiliser comme pièce de rangement ou habitable, sauf restructuration importante.
Jusqu'à des portées de 5 m, le bois massif est un matériau assez économique dans les sections où il est facilement disponible. Au-delà de 5 m, il faut faire appel à des poutres de forte section, rarement disponibles sur stock et d'un coût élevé. De plus, leur taux d'humidité n'est pas suffisamment bas pour éviter les multiples désordres liés à l'emploi d'un bois trop humide : déformations imprévisibles, fentes, fluage sous charge, bleuissement, retrait... Enfin leur poids les rend peu maniables et difficiles à mettre en œuvre.
Des poutres composites fabriquées industriellement ont, sans modifier les grandes règles de la charpente, bouleversé les habitudes de construction. Associant différents matériaux, elles autorisent de grandes portées.

La poutre en I est composée d'un panneau de fibres dures ou en métal assemblé à deux membrures en bois massif. Légère et performante, stable dimensionnellement, elle utilise les caractéristiques optimales de chaque matériau. Le bois massif, remarquable pour son rapport résistance/poids en traction ou en compression axiale, n'est alors employé qu'en faibles sections, plus faciles à sécher, et là où il est le plus efficace : dans les zones supérieures et inférieures de la poutre pour constituer les semelles ou membrures.
La plupart de ces poutres en I sont fournies en standard jusqu'à 12 m de longueur, et sont disponibles en hauteur de 200 à 500 mm. La section des membrures haute et basse varie de 40 à 60 (hauteur) x 45 à 90 mm (largeur). Ne pesant que 60 % de leur équivalent en bois massif, ces poutres ne risquent pas de se fendiller ou de fléchir. Elles peuvent être posées directement en lieu et place des chevrons, jusqu'à 5,80 m de portée entre pannes, et permettent ainsi un montage rapide de la toiture : les plaques de plâtre formant le sous-plafond viennent s'appuyer sur le talon des membrures des poutres. Elles sont également préconisées pour la construction de maison à ossature bois.
Les mêmes poutres peuvent être utilisées comme solives pour constituer des planchers particulièrement avantageux. Grâce à leur faible épaisseur et leur portée de mur à mur sans soutien intermédiaire, on obtient des planchers d'un seul tenant, avec un minimum de perte en volume habitable. Leur utilisation en solivage est particulièrement intéressante, car l'âme de la poutre peut être perforée pour laisser passer canalisations et gaines, sans amoindrir sa résistance. Le réseau sera ainsi invisible dans l'épaisseur du plancher.
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