Le tatouage qui consiste à inclure un pigment dans la peau est une technique pratiquée depuis l'antiquité.
En dehors des tatouages pratiqués par des tatoueurs professionnels (à l'encre de Chine), les tatouages esthétiques sont en plein essor aujourd'hui.
La législation a imposé de plus en plus de restrictions pour les pigments et colorants : purifiés, stériles, moins concentrés, ils tiennent moins longtemps d'où une réintensification de la zone traitée à prévoir tous les 18 mois environ.
Les indications sont multiples : maquillage semi-permanent (eye-liner, contour et remplissage des lèvres, tâches de rousseur), repigmentation des cicatrices et des aréoles mammaires après chirurgie des seins.
Grâce à un dermographe, l'aiguille chargée de pigment, pénètre dans la peau. Le pigment implanté va se répartir sur le trajet de l'aiguille depuis l'épiderme jusqu'au derme.
Seuls les pigments situés dans le derme superficiel et moyen persisteront.
Il faut savoir qu'il se produit un éclaircissement de la teinte dans le mois
suivant l'implantation et une modification du pigment.
Le résultat définitif ne sera obtenu que lors des séances suivantes.
Les techniques sont différentes selon les zones et utilisent des aiguilles de remplissage ou de lignage. Le remplissage peut être utilisé pour repigmenter des lèvres alors que le lignage s'adresse par exemple au traçage des sourcils où le tatouage doit redessiner chaque poil en évitant de réaliser un trait plein.
La dermopigmentation est un procédé intéressant dont l'innocuité et la facilité d'emploi ont permis une large diffusion. Cependant, cette facilité n'est qu'apparente : les défauts sont fréquents, les résultats instables et la bonne qualité chromatique pas toujours obtenue.
C'est dire que si beaucoup de salons esthétiques proposent cette technique, elle ne doit être maniée que dans des mains très expertes.
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