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L'animal tuberculeux s'amaigrit, son pelage est sec et terne, on peut palper des ganglions à l'aine et sous les membres antérieurs ainsi qu'au cou. Lorsqu'il y a toux, elle est rebelle à toute réduction classique, de même pour les diarrhées. Les formes cutanées consistent en des ulcères qui se creusent et n'ont, eux non plus, aucune tendance à la guérison.
Autrement dit, toute évolution chronique, traînante, avec amaigrissement accompagné d'une fièvre légère mais constante doit entraîner un examen par le vétérinaire et des tests de tuberculination (intradermiques chez le chien, sous-cutanés chez le chat).
La conclusion positive doit aboutir à l'éradication de l'animal malade, car il présente un danger certain pour l'entourage.
Nous dirons à peu près la même chose de la tuberculose des oiseaux chez lesquels il existe un bacille tuberculeux aviaire mais qui, le plus souvent, contractent la tuberculose auprès de l'homme. Cette affection peut rester inapparente plusieurs années, elle atteint surtout les perroquets sur la cavité buccale (difficulté à manger, petits granulomes, ulcères au niveau de la langue et du pharynx), la conjonctive (verrues et conjonctivite), la peau de la tête (verrues, « cornes »).
TUBERCULOSE (pseudo)
Très fréquente, contagieuse et mortelle, elle atteint et ravage des volières entières. Elle est contagieuse à l'homme, mais cette contagion est heureusement rare.
Il y a une forme spécifique provoquant la mort en vingt-quatre à trente-six heures sans symptômes bien typiques ; oiseau en boule, respiration rapide. La forme aiguë emporte l'oiseau en six jours, avec de la diarrhée, de la prostration et des tremblements. La forme chronique peut en outre donner des paralysies et son évolution est de dix à quinze jours.
Le traitement ne se fera que si l'on a pu porter le diagnostic exact (c'est du domaine du laboratoire). On utilise des antibiotiques (tétracycline, streptomycine) et des sulfamides.
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