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Mais le véritable sérum est celui qui procède de la coagulation sanguine et qui est donc véritablement physiologique. C'est en général un sérum provenant de sang de cheval ou de sang de chien, on l'utilise soit tel quel (mais rarement) pour compenser les hémorragies, mais la véritable utilisation des sérums en médecine est celle de l'immunologie.
On prépare un sérum contenant les anticorps d'une maladie par inoculation à des sujets soumis périodiquement à la saignée.
Le sérum obtenu est stérilisé, contrôlé quant à sa valeur immunologique et injecté ensuite aux malades, leur apportant de quoi lutter spécifiquement contre la maladie en cours.
C'est ainsi que l'on prépare du sérum contre la maladie de Carré, l'hépatite, le typhus du chien et du chat. On prépare aussi des sérums antistaphylococciques, antistreptococciques, anticolibacillaires, antivenimeux.
Un sérum peut également se faire préventivement, c'est ainsi que l'on a l'habitude d'en injecter aux chiots que l'on ne peut pas encore vacciner ou aux adultes qui sont susceptibles d'être en milieu contaminé (expositions canines ou félines, pensions).
L'efficacité d'un sérum dépasse rarement quinze jours, mais on peut répéter les injections. Un sérum s'injecte sous la peau, la dose est de 2 cm3, par kilo en prévention, le double en traitement curatif. Les sérums peuvent donner des chocs allergiques lorsqu'ils sont fabriqués sur une espèce différente de celle qui le reçoit (sérum hétérologue).
On leur préfère les sérums homologues.
Les gammaglobulines sont les principes supportant les anticorps, c'est en quelque sorte un sérum totalement épuré de ce qui n'est pas élément de lutte contre la maladie. Leur utilisation connaît les mêmes indications que les sérums.
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