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Les causes des paralysies peuvent être recherchées dans tout ce qui perturbe le fonctionnement du système nerveux : infection (notamment dans les viroses classiques : maladie de Carré, rage), compressions diverses d'origine traumatique ou non (tumeurs, becs de perroquet). Les accidents de la rue couvrent une grande partie des origines, surtout lorsqu'il y a fracture ou déplacement des vertèbres.
Nous citerons un cas particulier bien connu des praticiens, la paralysie des teckels, due à une compression de la moelle épinière au niveau des premières vertèbres lombaires par suite d'une hernie du disque intervertébral. Cette paralysie est d'emblée grave ; il y a, après une phase de douleur intense, une perte des fonctions de l'appareil locomoteur et des fonctions intestinales et urinaires.
Le traitement doit être appliqué dès l'apparition des premiers symptômes : analgésiques, corticoïdes, stimulants nerveux.
Si la guérison ne s'amorce pas dans les trois à quatre jours qui suivent, il faut s'attendre à un traitement très long car, si la douleur disparaît, la paralysie s'installe avec toutes ses séquelles (atrophies musculaires, relâchements vésicaux et intestinaux). Un espoir est donné par de nouvelles techniques chirurgicales (laminectomie).
Chez les oiseaux, il y a surtout paralysie des pattes, empêchant l'animal de tenir sur les perchoirs. En dehors de causes classiques, les paralysies aviaires sont souvent dues à des carences alimentaires, en particulier en vitamines Bi.
Le plus souvent, et à part le traitement de la cause, le traitement d'une paralysie fait appel à des stimulants nerveux ; dérivés de la strychnine, vitamines du groupe B, extraits de cellules nerveuses. Le propriétaire veillera surtout à soigner les multiples lésions secondaires, escarres, irritation de la peau par l'urine.
Le recouvrement de la fonction est généralement très long et la patience des maîtres sera mise souvent à rude épreuve.
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