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Ces affections de l'utérus se rencontrent très souvent chez les animaux domestiques. Elles se présentent sous trois formes : la métrite aiguë, la métrite chronique et le pyomètre.
Métrite aiguë
Elle est d'origine infectieuse, elle peut suivre un accouchement difficile. On constate un écoulement purulent de la vulve, la température est élevée, l'animal abattu, sans appétit. La palpation de l'abdomen est douloureuse. Il faut immédiatement avoir recours au vétérinaire qui mettra votre animal sous antibiotiques pendant au moins une semaine.
Métrite chronique
Elle peut suivre une métrite aiguë imparfaitement guérie ou bien survenir progressivement lorsqu’existe une infection apparente de la matrice. Les symptômes de la métrite chronique consistent essentiellement en un écoulement sanieux permanent ; les troubles généraux sont inexistants au début, mais à la longue on verra apparaître des troubles de l'appétit, un amaigrissement progressif et des vomissements.
C'est une affection insidieuse qui peut durer des années, elle doit être soignée dès son diagnostic de manière énergique car elle peut aboutir à un pyomètre. Lorsqu'il y a échec du traitement après deux ou trois semaines, l'intervention chirurgicale précoce s'impose (voir Hystérectomie).
Pyomètre
Nous avons vu qu'il peut suivre une métrite chronique mais, souvent, c'est une affection qui connaît des causes hormonales et que l'on voit survenir après des chaleurs anormales ou des traitements à base d'extraits ovariens, en particulier des anticonceptionnels mal utilisés.
Il s'agit d'un développement de sécrétions purulentes dans un utérus qui se dilate (parfois dans des proportions extraordinaires) ; il y a soit rétention totale, soit écoulement d'un liquide épais, purulent, de couleur allant du jaunâtre au brun chocolat. Le pyomètre est fréquent chez les chiennes âgées ayant des dérèglements des chaleurs. L'animal perd progressivement l'appétit, la soif augmente, des vomissements apparaissent. L'abdomen est très distendu (on parle de ventre « en poire »).
L'affaiblissement et l'auto-intoxication entraînent la mort dans des délais plus ou moins brefs avec, le plus souvent, urémie.
Lorsqu'un diagnostic précoce est posé, il y a possibilité d'intervenir médicalement en injectant des extraits d'hypophyse et des antibiotiques, mais il faut à notre avis ne jamais persister dans un traitement médical dès que les symptômes de fléchissement de l'état général se manifestent. La véritable cure est chirurgicale (voir Hystérectomie), intervention suivie de soins précis concernant la réhydratation, la protection hépatorénale et la protection antimicrobienne.
Le contrôle de l'urée sanguine s'impose en tant qu'élément de pronostic.
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