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La luxation de la hanche tout d'abord, qui n'est quelquefois pas facile à diagnostiquer sans radiographie. L'animal tient en l'air le postérieur atteint, la douleur vive au début s'atténue mais la boiterie persiste et
le membre reste soustrait à l'appui. Parfois la tête du fémur peut être palpée au-dessus de la hanche.
L'extension comparative des deux membres montre un net raccourcissement de la patte luxée. Mais cette luxation n'est pas toujours traumatique, elle peut être due à une affection congénitale, la dysplasie de la hanche (voir Dysplasie). De même que la luxation de la rotule, très fréquente, surtout chez les races naines, qui peut provenir d'un allongement congénital des ligaments rotuliens ainsi, bien sûr, que d'un accident.
Dans cette luxation, une ou les deux rotules sont déplacées à l'intérieur du genou, la flexion et l'extension deviennent alors imparfaites, le membre est tenu plié et son extension est douloureuse. Le traitement des luxations consiste à remettre en place les os et à les y maintenir.
Si cette manipulation est relativement facile sur les articulations basses, il n'en est pas de même sur les parties hautes des membres car, à cet endroit, il est pratiquement impossible d'effectuer la longue et efficace contention qui subordonne la guérison.
On utilise alors des procédés chirurgicaux visant soit à reconstituer des ligaments (rotule), soit à maintenir les surfaces articulaires en rapport par des vis ou des broches. Dans le cas particulier de la luxation de la hanche, on obtient de bons résultats par section pure et simple de la tête du fémur et reconstitution d'une autre articulation. Les luxations peuvent siéger ailleurs que sur les membres. La luxation de la colonne vertébrale donne une paralysie qui s'atténue après réduction (chirurgicale) à condition que la moelle épinière n'ait pas été trop lésée. La luxation de la mâchoire demande une réduction sous anesthésie générale.
Chez les oiseaux, on constate souvent des luxations lorsque l'animal, ayant des ongles trop longs, se prend les pattes dans les barreaux de sa cage. On réduira la luxation et on le placera au calme dans une cage capitonnée après lui avoir appliqué un bandage de contention. On appelle luxation de la glande de Harder l'apparition à l'angle interne des yeux, sous la troisième paupière, d'une masse ovoïde rouge recouvrant en partie le globe oculaire. C'est la glande de Harder ; on en pratique alors l'ablation aux ciseaux.
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