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Dans les fractures de la colonne vertébrale, la partie postérieure à la lésion est le plus souvent paralysée. Avec les fractures du crâne, ce sont les plus graves. L'attitude à adopter devant un animal accidenté consistera tout d'abord à le déplacer le moins possible et fort doucement. Vous improviserez un brancard que vous glisserez sous la bête ou bien, s'il est évident que la fracture siège sur un membre, vous confectionnerez une gouttière de carton entourée d'une bande élastique. Le recours au vétérinaire est la règle absolue.
On constatera ici les progrès immenses parcourus en chirurgie vétérinaire car, à l'heure actuelle, nous sommes en mesure de soigner la plupart des fractures, quels que soient les dégâts osseux. Une fracture simple que l'on pourra immobiliser facilement sera plâtrée, par contre une fracture des parties hautes (humérus, fémur) ou bien une mauvaise fracture des parties basses (tibia, péroné, pieds) donnera lieu à une intervention chirurgicale appelée ostéosynthèse qui consiste à remettre les os en place et à les tenir entre eux avec des broches, des vis, des plaques ou des ligatures.
Ce sont peut-être des interventions un peu onéreuses mais qui le plus souvent sont couronnées de succès et rendent à votre animal un usage parfait de ses membres après une période de rééducation de un à deux mois.
On peut également traiter certaines fractures de la colonne vertébrale, mais le résultat est souvent décevant.
Chez les oiseaux, les fractures seront immobilisées par de petites attelles (allumettes) et du sparadrap. L'ostéosynthèse est possible sur les gros volatiles. On peut avoir des fractures des ailes ou des pattes. En général, la fracture de l'aile empêchera ultérieurement le vol normal (immobiliser l'aile par un pansement la plaquant au corps pendant quatre à cinq semaines).
La fracture des pattes peut favoriser une nécrose de la partie inférieure, il faudra alors amputer.
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