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On désigne par hématome un épanchement interne de sang contenu dans une cavité dont les parois sont celles de la région lésée.
L'hématome est en général provoqué par un traumatisme ou une piqûre ayant touché une veine ou une petite artère. Les plus fréquents se situent en région sous-cutanée et se traduisent par des masses molles et fluctuantes.
La résorption de l'hématome est souvent assez lente, la peau distendue est d'abord colorée en violet qui vire au jaune au fur et à mesure de l'ancienneté de la lésion. Lorsqu'on ponctionne un hématome récent, le liquide qui en sort est du sang mêlé de caillots ; plus tard, on n'obtiendra qu'une sérosité jaune rosé.
Une mention spéciale doit être faite aux hématomes siégeant sur le pavillon auriculaire du chien ou du chat ; ils sont dus à la rupture de veines ou d'artères cheminant entre la peau et le cartilage, à la suite, en général, d'un grattage ou du mouvement brutal de se secouer les oreilles qu'ont certains chiens lorsqu'une démangeaison de la tête se produit.
Il faudra, lors d'un hématome auriculaire, procéder toujours à l'examen du conduit auditif, et il est bien rare de ne pas y trouver alors une gale, une otite ou un corps étranger.
Un hématome banal disparaîtra de lui-même, aidé ou non par des pommades révulsives. Signalons l'action remarquable des pommades à l'alpha-chymotrypsine. Un hématome important sera ponctionné et vidé.
L'hématome auriculaire demande une incision car la réparation spontanée risque de donner des adhérences et une déformation disgracieuse du pavillon. Il faudra veiller à assurer pendant quelques jours le bon drainage et éviter que la plaie provoquée ne se referme pas trop vite, sous peine de voir l'hématome se reformer.
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