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Se rencontre surtout chez la chienne et est appelée aussi fausse gestation, lactation nerveuse.
C'est une manifestation d'origine mal connue qui se produit après les chaleurs, à une période où l'animal mettrait bas s'il avait été couvert. On pense qu'il s'agit de relations entre le système nerveux, l'hypophyse et les ovaires.
Des races y semblent prédisposées : teckels, fox-terriers, épagneuls bretons ... en particulier. La grossesse nerveuse débute par un gonflement des mamelles et des troubles psychiques : anxiété, mauvaise humeur ; la femelle fait son nid et garde près d'elle des objets divers, jouets, balles, etc. La montée de lait se précise et les mamelles prennent un développement parfois aussi important que si se produisait le véritable allaitement d'une portée.
Cette évolution peut se produire pendant quinze jours, parfois trois semaines. La régression est lente ; il arrive que la congestion donne lieu à des phénomènes de mammites.
Le traitement d'une grossesse nerveuse aura un double but : arrêter la montée laiteuse et atténuer les troubles psychiques quand ils existent. On pratique en général des injections d'hormone folliculinique associées avec de l'hormone mâle (testostérone), c'est le traitement de base ; il peut d'ailleurs être fait par voie buccale.
Pour tarir le lait plus vite, la pharmacopée nous offre des pommades ou des comprimés anti laiteux, souvent à base de camphre. Une vieille recette de « bonne femme » fait toujours florès : l'emplâtre de blanc d'Espagne et vinaigre de vin appliqué trois soirs consécutifs et recouvert d'un bandage.
Contre les troubles caractériels, des calmants divers (procalmadiol, librium, valium, trédum). Eviter l'apparition d'une grossesse nerveuse semble illusoire : mise à part la castration, tous les procédés indiqués ne donnent que des résultats inconstants ; on essaiera néanmoins les frénateurs hypophysaires (frénantol). Faire couvrir l'animal ne supprime en rien les grossesses nerveuses, contrairement à ce que l'on peut croire.
Il faut soigner une pseudo-gestation, surtout lors qu’elle s'accompagne de lactation car cette rétention lactée, se répétant deux fois par an, peut être à l'origine de mammites, de kystes de rétention ou même de tumeurs.
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